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La composition du Gohonzon
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ÉCRITS: 101 La composition du Gohonzon

( pp.838 - 841 )

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 1. Yan Yuan (514-483 avant notre ère), également appelé Yan Hui, fut l’un des plus fidèles disciples de Confucius.

 2. Sūtra du Lotus, chap. 11.

 3. Êtres réunis à la cérémonie où fut enseigné le Sūtra du Lotus. Les deux mondes (le monde du désir et le monde de la forme) correspondent à deux des divisions qui constituent le monde des trois plans. Les « huit groupes » désignent les dieux du monde du désir, les dieux du monde de la forme, les rois des dragons, les rois des kimnara, les rois des gandharva, les rois des asura, les rois des garuda, le roi du monde humain (Ajatashatru) et tous ceux qui suivent chacun de ces rois.

 4. Sūtra du Lotus, chap. 2.

 5. Traité sur le scalpel de diamant.

 6. Cette déclaration est attribuée à Tiantai, mais sa source n’a pas été retrouvée.

 7. Cette citation proviendrait du Traité sur les enseignements secrets et sacrés.

 8. Sūtra du Lotus, chap. 3.

 9. La neuvième conscience (ou conscience amala) est la nature de bouddha, ou force de purification fondamentale, libérée de tous les obstacles karmiques. Nichiren l’associe ici à Nam-myōhō-renge-kyō.

 10. Ou dix mondes.

 11. Le mot japonais signifiant « esprit croyant » est composé de deux caractères chinois dont le premier signifie « foi ».

 12. Sūtra du Lotus, chap. 3.

 13. Cette expression apparaît dans le deuxième chapitre du Sūtra du Lotus.

 14. Cette expression apparaît dans le troisième chapitre du Sūtra du Lotus.

 15. L’empereur Guangwu (5 avant notre ère — 57 de notre ère), fondateur de la dynastie des Han postérieurs. Avant de devenir empereur, il avait été vaincu dans une bataille. Lors de leur retrait, ses troupes se retrouvèrent acculées devant une grande rivière. Quand son aide de camp, Wang Pa, en qui il avait toute confiance, lui rapporta alors à tort que la rivière était gelée et qu’il était possible de la traverser, le futur empereur le crut et trouva la rivière effectivement gelée.

 16. Il s’agit probablement du passage du chapitre “Les pouvoirs transcendantaux de l’Ainsi-Venu” du Sūtra du Lotus où l’on peut lire : « Après mon entrée dans le nirvana, [une personne pleine de sagesse] devrait accepter et garder ce Sūtra. Une telle personne assurément et sans aucun doute atteindra la Voie du Bouddha. »

838101

La composition du Gohonzon


Texte

Points de repère


Dans cette réponse à Dame Nichinyo, Nichiren exprime sa gratitude pour les offrandes de cette dernière au Gohonzon et explique la signification de l’objet de vénération. On ne sait pas qui était précisément Dame Nichinyo. On pense qu’il s’agissait de l’épouse d’Ikegami Munenaka, l’aîné des frères Ikegami, ou d’une fille du moine séculier Matsuno Rokurō Saemon, un fervent croyant de la province de Suruga. Si l’on en juge d’après deux lettres que Nichiren lui a fait parvenir, il semble que c’était une femme très éduquée, dotée d’une richesse considérable. De plus, elle avait reçu l’objet de vénération, le Gohonzon, ce qui signifie à l’évidence qu’il s’agissait d’une vraie croyante. Cette lettre contient une description du Gohonzon, où se trouvent indiqués l’emplacement des personnages qui y sont inscrits et le pourquoi de leur présence. Nichiren souligne aussi l’importance de la foi dans le Gohonzon.

Dans la première moitié de la lettre, Nichiren souligne la rareté et l’importance du Gohonzon. Il cite le Sūtra du Lotus et d’autres œuvres pour démontrer que le Gohonzon est la concrétisation de « la réalité ultime de tous les phénomènes » et des « trois mille mondes en un instant de vie ».

Dans la seconde moitié, décrivant le grand bienfait de la foi dans le Gohonzon, Nichiren déclare : « Ne recherchez jamais ce Gohonzon en dehors de vous-même », en ajoutant que le Gohonzon n’apparaît que dans la foi. Citant ensuite deux exemples tirés du monde séculier, Nichiren rappelle à Dame Nichinyo que la foi est de loin l’élément le plus important pour manifester « le Gohonzon » dans sa vie. Il conclut en soulignant que réciter Nam-myōhō-renge-kyō avec foi est la forme de pratique bouddhique la plus aboutie.

Haut de la page


J’ai bien reçu vos offrandes au Gohonzon : cinq mille pièces de monnaie, un sac de riz blanc et des fruits.

D’abord [je voudrais vous rappeler que], pendant les cinquante années où le Bouddha enseigna en ce monde, c’est seulement dans les huit dernières années qu’il révéla le Gohonzon [objet de vénération], dans les huit chapitres [du Sūtra du Lotus] compris entre le chapitre “Surgir de terre” et le chapitre “Transmission”. Or, [si on pense] aux trois époques qui ont suivi la disparition du Bouddha, [il faut remarquer] que, au cours des deux mille ans des époques de la Loi correcte et de la Loi formelle, le terme d’« objet de vénération de l’enseignement essentiel » n’existait pas encore. Comment l’objet de vénération aurait-il pu alors être révélé ? De plus, personne n’aurait pu lui donner forme. Tiantai, Miaole et Dengyō le perçurent dans leur cœur mais, pour une 839raison qu’on ignore, ils ne l’exprimèrent jamais sous forme verbale, de même que Yan Yuan1 s’éveilla au véritable sens de l’enseignement de Confucius mais ne l’exprima jamais. Cependant, il est établi explicitement dans le Sūtra et dans les commentaires de Tiantai et de Miaole que le Gohonzon apparaîtra deux mille ans après la disparition du Bouddha, dans les cinq cents premières années de l’époque de la Fin de la Loi.

Qu’il est merveilleux que, un peu plus de deux cents ans après l’entrée dans l’époque de la Fin de la Loi, j’ai été le premier à révéler ce grand mandala, bannière de la propagation du Sūtra du Lotus, alors que des personnes comme Nagarjuna et Vasubandhu, Tiantai et Miaole, n’ont pas pu le faire. Ce mandala n’est en aucun cas mon invention. C’est l’objet de vénération qui dépeint le bouddha Shakyamuni, Honoré du monde, assis dans la Tour aux trésors du bouddha Maints-Trésors, et les bouddhas qui constituaient des émanations de Shakyamuni, aussi parfaitement qu’une estampe reproduit le motif gravé sur la planche. Les cinq caractères du titre du Sūtra du Lotus figurent au centre, alors que les quatre rois célestes sont assis aux quatre coins de la Tour aux trésors. Shakyamuni, Maints-Trésors, et les quatre guides des bodhisattvas sortis de la terre sont en haut, côte à côte. Au-dessous d’eux, sont assis les bodhisattvas, notamment Sagesse-Universelle et Manjusri, et les auditeurs, notamment Shariputra et Maudgalyayana. [À leur côté se trouvent] les dieux du soleil et de la lune, le roi-démon du sixième ciel, le roi-dragon, et un asura. De plus, [les rois de la sagesse] Acala et Raga, prennent place au sud et au nord. Le méchant traître Devadatta et la fille ignorante du roi-dragon siègent ensemble. Non seulement la Mère-des-Enfants-Démons et les dix filles rakshasa, des divinités-démons qui sapent la vie des gens dans tout le système de mondes majeurs, mais aussi la Grande Déesse du Soleil, le grand bodhisattva Hachiman, les sept générations des dieux célestes et les cinq générations des dieux terrestres, les kami [divinités tutélaires du Japon] ; tous les principaux dieux, grands et petits, sont alignés côte à côte. Comment alors les autres dieux, qui leur sont subordonnés, pourraient-ils être omis ? Il est dit dans le chapitre “[L’apparition de] la Tour aux trésors” : « [Immédiatement, le bouddha Shakyamuni se servit de ses pouvoirs transcendantaux] pour faire s’élever dans les airs tous les participants de cette grande assemblée2. »

Tous ces bouddhas, bodhisattvas, grands sages et, de manière générale, tous les êtres de toutes sortes des deux mondes et des huit groupes3 apparaissant dans le chapitre “Introduction” du Sūtra du Lotus, tous sans exception résident dans ce Gohonzon. Illuminés par la lumière des cinq caractères de la Loi merveilleuse, ils montrent les attributs de dignité qui leur sont inhérents.

Tout cela compose l’objet de vénération.

C’est ce qu’indique le Sūtra lorsqu’il parle de « la réalité ultime de tous les phénomènes4 ». Miaole déclara : « La réalité ultime se manifeste toujours dans tous les phénomènes et tous les phénomènes se manifestent toujours dans les dix facteurs. Les dix facteurs se manifestent toujours dans les dix états et les dix états se manifestent toujours dans la vie et dans son environnement5. » Il est également déclaré que le principe profond de la réalité ultime est le Myōhō-renge-kyō originellement inhérent6. Le Grand Maître Dengyō a dit : « Un instant de vie comprenant les trois mille mondes est en soi le bouddha de la Joie-Sans-Limite ; ce bouddha a abandonné son auguste apparence7. » C’est pourquoi ce Gohonzon sera appelé « grand mandala » sans précédent. Quelque deux mille deux cent vingt années se sont écoulées depuis la disparition du Bouddha avant qu’il n’apparaisse.

Une femme qui fait des offrandes à ce Gohonzon attire le bonheur en cette vie et, 840dans la suivante, le Gohonzon sera avec elle et la protégera toujours. Comme une lanterne dans l’obscurité, comme un guide et porteur robuste sur un chemin de montagne accidenté, le Gohonzon veillera sur vous et vous protégera, Dame Nichinyo, partout où vous irez. Par conséquent, gardez-vous de ceux qui calomnient la Loi de la même façon que vous essaieriez d’empêcher une courtisane de s’approcher de votre maison. Tel est le sens de la phrase « repousser les personnes qui conduisent à l’erreur, pour ne choisir que des amis de bien8 ».

Ne recherchez jamais ce Gohonzon en dehors de vous-même. Le Gohonzon n’existe que dans notre chair à nous, êtres ordinaires, qui adoptons le Sūtra du Lotus et récitons Nam-myōhō-renge-kyō. Notre corps est le palais de la neuvième conscience9, réalité essentielle qui règne sur toutes les fonctions de la vie. Que chaque être soit considéré comme doté des dix états10 signifie que tous les dix, sans aucune exception, sont contenus dans un seul état. Et si le Gohonzon est appelé mandala, c’est que mandala est un mot sanskrit que l’on traduit par « parfaitement doté » ou « bouquet de bienfaits ».

Ce Gohonzon ne se trouve que dans les deux caractères « esprit croyant11  ». C’est ce que veut dire le Sūtra lorsqu’il déclare que « l’on ne peut accéder [à lui] que grâce à la foi12  ».

Puisque les disciples de Nichiren, moines et laïcs, croient uniquement dans le Sūtra du Lotus, en renonçant très clairement à se servir des moyens opportuns13 et sans accepter un seul verset d’aucun autre sūtra14, précisément comme le Sūtra du Lotus enseigne à le faire, ils peuvent entrer dans la Tour aux trésors du Gohonzon. C’est vraiment rassurant ! Faites autant d’efforts que possible dans l’intérêt de votre prochaine vie. Le plus important, c’est que la récitation de Nam-myōhō-renge-kyō est la seule voie menant à la bouddhéité. Mais cela dépend de la profondeur de votre foi car la foi est la base de la Loi bouddhique. Il est dit dans le quatrième volume de La Grande Concentration et Pénétration : « La Loi bouddhique est comme un océan où l’on ne peut entrer que par la foi. » Il est expliqué dans le quatrième volume des Annotations sur La Grande Concentration et Pénétration : « À propos de la phrase “La Loi bouddhique est comme un océan où l’on ne peut entrer que par la foi”, [sachez que] Confucius lui-même enseigna que la foi vient en premier et représente ce qu’il y a de plus important. C’est donc encore plus vrai pour les profondes doctrines de la Loi bouddhique ! Sans foi, comment y accéderait-on ? C’est pourquoi le Sūtra de la Guirlande de fleurs définit la foi comme le fondement de la voie et la mère des bienfaits. » Il est dit dans le premier volume de La Grande Concentration et Pénétration : « Comment entendre, croire et pratiquer l’enseignement parfait pour atteindre l’illumination parfaite ? » Il est dit dans le premier volume des Annotations sur La Grande Concentration et Pénétration : « “Croire dans l’enseignement parfait” signifie éveiller la foi par la doctrine et faire de la foi la base de la pratique. »

Un texte non bouddhique relate que, parce que l’empereur des Han15 crut dans le rapport de son aide de camp, les eaux d’une rivière gelèrent aussitôt. Un autre dit comment Li Guang, désireux de venger son père, enfonça une flèche jusqu’à l’encoche dans un rocher enfoui dans l’herbe. Selon les commentaires de Tiantai et de Miaole, il est parfaitement clair que la foi est le point essentiel. La rivière gela parce que l’empereur des Han crut totalement dans les paroles de son vassal. Et Li Guang perça un rocher d’une flèche parce qu’il était convaincu qu’il s’agissait là du tigre qui avait tué son père. Cela est encore plus vrai pour la Loi bouddhique !

La foi dans le Sūtra du Lotus et la récitation de Nam-myōhō-renge-kyō incluent en soi les cinq étapes de la pratique. C’est ce point-là, c’est-à-dire la pratique 841merveilleuse comportant l’accomplissement immédiat des cinq pratiques, qui fut transmis au Grand Maître Dengyō lorsqu’il se rendit dans la Chine des Tang et rencontra le révérend Daosui. Il n’est pas d’enseignement plus important que celui-là pour les disciples, moines et laïcs, de Nichiren. C’est ce qui est indiqué dans le chapitre “Les pouvoirs transcendantaux de l’Ainsi-Venu16 ”. Je vous écrirai encore en détail.


Avec tout mon respect,
Nichiren


Le vingt-troisième jour du huitième mois de la troisième année de Kenji [1277]


Réponse à Nichinyo

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Notes


 1. Yan Yuan (514-483 avant notre ère), également appelé Yan Hui, fut l’un des plus fidèles disciples de Confucius.

 2. Sūtra du Lotus, chap. 11.

 3. Êtres réunis à la cérémonie où fut enseigné le Sūtra du Lotus. Les deux mondes (le monde du désir et le monde de la forme) correspondent à deux des divisions qui constituent le monde des trois plans. Les « huit groupes » désignent les dieux du monde du désir, les dieux du monde de la forme, les rois des dragons, les rois des kimnara, les rois des gandharva, les rois des asura, les rois des garuda, le roi du monde humain (Ajatashatru) et tous ceux qui suivent chacun de ces rois.

 4. Sūtra du Lotus, chap. 2.

 5. Traité sur le scalpel de diamant.

 6. Cette déclaration est attribuée à Tiantai, mais sa source n’a pas été retrouvée.

 7. Cette citation proviendrait du Traité sur les enseignements secrets et sacrés.

 8. Sūtra du Lotus, chap. 3.

 9. La neuvième conscience (ou conscience amala) est la nature de bouddha, ou force de purification fondamentale, libérée de tous les obstacles karmiques. Nichiren l’associe ici à Nam-myōhō-renge-kyō.

 10. Ou dix mondes.

 11. Le mot japonais signifiant « esprit croyant » est composé de deux caractères chinois dont le premier signifie « foi ».

 12. Sūtra du Lotus, chap. 3.

 13. Cette expression apparaît dans le deuxième chapitre du Sūtra du Lotus.

 14. Cette expression apparaît dans le troisième chapitre du Sūtra du Lotus.

 15. L’empereur Guangwu (5 avant notre ère — 57 de notre ère), fondateur de la dynastie des Han postérieurs. Avant de devenir empereur, il avait été vaincu dans une bataille. Lors de leur retrait, ses troupes se retrouvèrent acculées devant une grande rivière. Quand son aide de camp, Wang Pa, en qui il avait toute confiance, lui rapporta alors à tort que la rivière était gelée et qu’il était possible de la traverser, le futur empereur le crut et trouva la rivière effectivement gelée.

 16. Il s’agit probablement du passage du chapitre “Les pouvoirs transcendantaux de l’Ainsi-Venu” du Sūtra du Lotus où l’on peut lire : « Après mon entrée dans le nirvana, [une personne pleine de sagesse] devrait accepter et garder ce Sūtra. Une telle personne assurément et sans aucun doute atteindra la Voie du Bouddha. »

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