Soka Gakkai Bibliothèque du bouddhisme de Nichiren

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ÉCRITS: 121 La phrase unique et essentielle

( pp.932 - 934 )

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 1. Les sept sortes de trésors sont : l’or, l’argent, le lapis-lazuli, la nacre, l’agate, la perle et la cornaline.

 2. Bai Juyi (772-846) est un célèbre poète chinois, très admiré au Japon.

 3. Il s’agit des trois œuvres majeures de Tiantai, Sens profond du Sūtra du Lotus, Commentaire textuel du Sūtra du Lotus et La Grande Concentration et Pénétration, ainsi que des commentaires de Miaole qui les concernent.

 4. Sūtra du Lotus, chap. 14.

 5. Ibid.

 6. Ibid., chap. 17.

 7. Ibid., chap. 23.

 8. Cette déclaration se fonde sur un passage du chapitre “Analogies et paraboles” du Sūtra du Lotus où l’on lit : « Si quelqu’un n’y accorde pas foi et au contraire dénigre ce Sūtra, il réduira aussitôt à néant toutes les graines qui lui auraient permis en ce monde de devenir un bouddha. (...) Lorsque sa vie s’achèvera, il se retrouvera dans l’enfer Avīci. »

 9. Principes remarquables du Sūtra du Lotus. Le passage complet dit ceci : « Il n’est pas nécessaire pour le maître ni pour les disciples d’endurer d’innombrables kalpa de pratiques austères afin d’atteindre la bouddhéité. Grâce au pouvoir du Sūtra du Lotus de la Loi merveilleuse, ils peuvent y parvenir en cette vie. »

932121

La phrase unique et essentielle


Texte

Points de repère


Nichiren envoya cette lettre depuis le mont Minobu, lors du septième mois de l’année 1278, à la nonne séculière Myōhō qui habitait le village d’Okamiya, dans la province de Suruga. On sait très peu de chose de Myōhō. Cette lettre fut écrite en réponse à un courrier qu’elle avait fait parvenir à Nichiren, où elle lui demandait si l’on pouvait atteindre l’illumination par la seule récitation de Nam-myōhō-renge-kyō.

Une lettre ultérieure de Nichiren à Myōhō nous apprend que le mari de la nonne séculière était mort peu après la rédaction de la présente lettre et que, très vraisemblablement, elle avait effectué sa demande de la part de son mari malade. Elle survécut à son mari et à son frère aîné. C’était une disciple fervente à qui Nichiren adressa plusieurs lettres. Il avait apparemment une très grande confiance en elle.

Haut de la page


Rechercher comme vous le faites à vous informer sur le Sūtra du Lotus et en demander le sens est une racine de bien exceptionnelle. En cette époque de la Fin de la Loi, ceux qui s’enquièrent du sens, ne serait-ce que d’un verset, du Sūtra du Lotus sont bien plus rares que ceux qui peuvent projeter le mont Sumeru jusqu’à une autre terre comme s’il ne s’agissait que d’un caillou, ou que ceux qui peuvent donner un coup de pied dans le système de mondes majeurs comme dans une simple balle. Ils sont encore plus rares que ceux qui peuvent adopter et enseigner d’innombrables autres sūtras, permettant ainsi aux croyants, moines et laïcs, qui les écoutent, d’acquérir les six pouvoirs transcendantaux. Il est très rare de rencontrer quelqu’un qui pose une question sur le Sūtra du Lotus en cette époque de la Fin de la Loi. Il est également rare qu’un moine soit capable d’en expliquer le sens et d’effacer les doutes des gens à son sujet. Dans le quatrième volume du Sūtra du Lotus, le chapitre “[L’apparition de] la Tour aux trésors” énonce le principe important des six actes difficiles et des neuf actes faciles. Poser, comme vous le faites, une question sur le Sūtra du Lotus fait partie des six actes difficiles. Cela indique à coup sûr que, si vous adoptez le Sūtra du Lotus, vous atteindrez la bouddhéité en cette vie.

Puisque le Sūtra du Lotus définit notre corps comme le Corps du Dharma d’un Ainsi-Venu, notre esprit comme le Corps de rétribution d’un Ainsi-Venu et nos actes comme le Corps de manifestation d’un Ainsi-Venu, tous ceux qui gardent ou croient ne serait-ce qu’à un seul verset de ce Sūtra seront dotés des bienfaits de ces Trois Corps. Nam-myōhō-renge-kyō ne représente qu’une seule expression, mais ce n’est pas une expression ordinaire car elle est l’essence de tout le Sūtra. Vous 933demandez si l’on peut atteindre la bouddhéité par la seule récitation de Nam-myōhō-renge-kyō, et c’est bien la plus importante de toutes les questions. C’est le cœur de tout le Sūtra et la substance de ses huit volumes.

Dans notre corps, qui mesure approximativement cinq ou six pieds de haut, l’esprit n’apparaît peut-être que sur notre seul visage, qui fait environ dix pouces, et, sur ce visage, il n’est peut-être présent que dans nos seuls yeux, qui font à peine un pouce. Dans les deux caractères [chinois] composant le mot Nippon [Japon], il y a absolument tout ce qui se trouve dans l’ensemble des soixante-six provinces du pays : les êtres humains et les animaux, les rizières et autres champs, les personnes de haute et de basse condition, les nobles et les roturiers, les sept sortes de trésors1 et tous les autres précieux joyaux.

De même, dans le titre, ou Daimoku, c’est-à-dire Nam-myōhō-renge-kyō, se trouve inclus tout le Sūtra [du Lotus] avec l’ensemble de ses huit volumes, vingt-huit chapitres et soixante-neuf mille trois cent quatre-vingt-quatre caractères, sans qu’il n’en manque un seul. Bai Juyi2 déclara à ce propos que le titre est au Sūtra ce que les yeux sont au Bouddha. Dans le huitième volume de ses Annotations sur le Commentaire textuel du Sūtra du Lotus, Miaole déclare : « Quand, par souci de brièveté, on ne mentionne que le Daimoku, ou titre, tout le Sūtra est implicitement inclus. » Il veut dire par là que, même si par souci de brièveté on ne prononce que le titre du Sūtra, tout le Sūtra est contenu dans ce seul titre.

Il existe un point essentiel en toutes choses, et le cœur du Sūtra du Lotus est son titre, ou Daimoku, Nam-myōhō-renge-kyō. Si vous le récitez matin et soir, vous lisez en fait la totalité du Sūtra du Lotus. Réciter le Daimoku deux fois revient à lire deux fois l’intégralité du Sūtra, cent Daimoku équivalent à cent lectures du Sūtra, et mille Daimoku à mille lectures du Sūtra. Par conséquent, si vous récitez constamment le Daimoku, vous lirez sans cesse le Sūtra du Lotus. Les soixante volumes3 des doctrines de Tiantai donnent exactement la même interprétation. Cet enseignement facile à garder et facile à pratiquer fut exposé pour le bien de tous les êtres ordinaires dans le monde mauvais de cette époque de la Fin de la Loi. On lit dans un passage du Sūtra du Lotus : « À l’époque de la Fin de la Loi4 » et dans un autre : « Si un bodhisattva mahasattva, dans les âges à venir, lorsque la Loi sera proche de sa disparition, accepte, adopte, lit et récite ce Sūtra5 (...). » Il est dit dans un troisième passage : « À l’époque mauvaise de la Fin de la Loi, si quelqu’un peut préserver ce Sūtra6 (...). » Et dans un quatrième : « Dans la cinquième période de cinq cents ans, il te faudra le propager largement dans tout le Jambudvipa7. » Tous ces passages nous exhortent fondamentalement à adopter le Sūtra du Lotus et à y croire en cette époque de la Fin de la Loi. Aucun des érudits qui font autorité au Japon, en Chine et en Inde n’est parvenu à appréhender ce sens évident et ils ont tous calomnié le Sūtra. Ils suivent et pratiquent les enseignements du Hinayana et les enseignements provisoires prônés par les écoles Nembutsu, Shingon, Zen et Ritsu, et rejettent ainsi le Sūtra du Lotus. Ils ne comprennent pas les enseignements du Bouddha, mais les gens ne se rendent pas compte de leurs erreurs. Comme ils ont l’air de vrais moines, les gens se fient sans la moindre réserve à ce qu’ils enseignent. Ainsi, ceux qui les suivent sont devenus à leur insu des ennemis du Sūtra du Lotus et des adversaires du bouddha Shakyamuni. À la lumière du Sūtra, il est évident que non seulement aucun de leurs vœux ne sera exaucé, mais que leur vie sera brève et que, après cette vie, ils seront voués à la grande citadelle de l’Enfer aux souffrances incessantes8.

Même sans lire ni étudier le Sūtra, la seule récitation du Daimoku est la cause d’une racine de bien. Le Sūtra enseigne que les femmes, les hommes mauvais, et 934tous ceux qui sont dans l’état d’animalité et en enfer — en fait, tous les êtres des dix états — peuvent atteindre la bouddhéité en cette vie. [C’est encore bien plus merveilleux que] le feu produit par une pierre extraite du fond d’une rivière ou qu’une lanterne éclairant un lieu plongé dans l’obscurité depuis cent, mille ou dix mille ans. Si même les choses les plus ordinaires en ce monde sont si merveilleuses, combien plus merveilleux encore est le pouvoir de la Loi bouddhique ! Nous, êtres ordinaires, sommes enchaînés par le mauvais karma, les désirs terrestres et les souffrances des naissances et des morts. Mais, grâce aux trois potentialités inhérentes à la nature de bouddha — la bouddhéité inhérente, la sagesse pour la percevoir et les actes pour la manifester —, nous pouvons sans aucun doute révéler les Trois Corps du Bouddha, à savoir le Corps du Dharma, le Corps de rétribution et le Corps de manifestation. Le Grand Maître Dengyō déclare : « Grâce au pouvoir du Sūtra du Lotus de la Loi merveilleuse, ils peuvent y parvenir en cette vie9. » Il se réfère ici à l’exemple de la fille du roi-dragon qui parvint à la bouddhéité sous sa forme reptilienne grâce au pouvoir du Sūtra du Lotus. N’ayez aucun doute à ce sujet. Veuillez lui dire que je lui expliquerai cela en détail quand je la verrai.


Nichiren


Le troisième jour du septième mois de la première année de Kōan [1278], signe cyclique de tsuchinoe-tora


Réponse à la nonne séculière Myōhō

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Notes


 1. Les sept sortes de trésors sont : l’or, l’argent, le lapis-lazuli, la nacre, l’agate, la perle et la cornaline.

 2. Bai Juyi (772-846) est un célèbre poète chinois, très admiré au Japon.

 3. Il s’agit des trois œuvres majeures de Tiantai, Sens profond du Sūtra du Lotus, Commentaire textuel du Sūtra du Lotus et La Grande Concentration et Pénétration, ainsi que des commentaires de Miaole qui les concernent.

 4. Sūtra du Lotus, chap. 14.

 5. Ibid.

 6. Ibid., chap. 17.

 7. Ibid., chap. 23.

 8. Cette déclaration se fonde sur un passage du chapitre “Analogies et paraboles” du Sūtra du Lotus où l’on lit : « Si quelqu’un n’y accorde pas foi et au contraire dénigre ce Sūtra, il réduira aussitôt à néant toutes les graines qui lui auraient permis en ce monde de devenir un bouddha. (...) Lorsque sa vie s’achèvera, il se retrouvera dans l’enfer Avīci. »

 9. Principes remarquables du Sūtra du Lotus. Le passage complet dit ceci : « Il n’est pas nécessaire pour le maître ni pour les disciples d’endurer d’innombrables kalpa de pratiques austères afin d’atteindre la bouddhéité. Grâce au pouvoir du Sūtra du Lotus de la Loi merveilleuse, ils peuvent y parvenir en cette vie. »

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