Soka Gakkai Bibliothèque du bouddhisme de Nichiren

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Cause originelle Voir Effet originel.

Celui-qui-Donne-tous-ses-Biens Ou le Prince-qui-Donne-tous-ses-Biens. Nom de Shakyamuni dans une existence passée. Issu d’une famille royale, il éprouva de la pitié pour les pauvres et les personnes en proie à la souffrance et supplia son père de leur léguer ses trésors. Une fois que son père eut fait don de tous ses trésors, il entra dans la mer et, malgré bien des obstacles, trouva un joyau-qui-exauce-tous-les-vœux et fit pleuvoir les trésors sur son peuple.

Cent mondes et mille facteurs Les « cent mondes » correspondent à l’inclusion mutuelle des dix états (ou dix mondes) ; principe selon lequel chacun des états possède la totalité des dix en lui-même. Chacun des cent mondes à son tour englobe les dix facteurs, constituant ainsi « mille facteurs ». Contrairement aux trois mille mondes en un instant de vie, qui inclut toutes les choses dans l’univers, aussi bien vivantes que non vivantes, les « cent mondes et mille facteurs » ne s’appliquent qu’aux êtres sensitifs.

Cérémonie dans les Airs Une des trois assemblées décrites dans le Sūtra du Lotus où tous les participants sont suspendus dans les airs, au-dessus du monde saha. Cette cérémonie s’étend du onzième chapitre, “L’apparition de la Tour aux trésors”, au vingt-deuxième chapitre, “Transmission”. Pour l’essentiel, elle révèle l’illumination originelle du Bouddha dans le très lointain passé et la transmission de l’essence du Sūtra aux bodhisattvas sortis de la terre.

Cérémonie d’investiture Cérémonie, généralement caractéristique du bouddhisme ésotérique, où l’on attribue un statut particulier à quelqu’un. Cette cérémonie serait issue d’une pratique de l’Inde ancienne, consistant à verser de l’eau sur la tête des souverains à l’occasion de leur accession au trône. Au sens large, il existe trois sortes de cérémonies d’investiture ésotériques : celle visant à établir un lien entre une personne et le Bouddha, celle conférant le statut de pratiquant de l’enseignement ésotérique, et celle élevant quelqu’un au rang d’ajari (skt. acharya), ce qui le qualifie pour enseigner la doctrine ésotérique.

Cérémonie d’ouverture des yeux Cérémonie destinée à consacrer une image du bouddha, avec la croyance que l’image se trouve ainsi dotée de propriétés spirituelles.

Chaîne de causalité en douze maillons ou Chaîne de la coproduction conditionnée Une des premières doctrines du bouddhisme montrant le lien causal entre ignorance et souffrance. Le premier maillon de la chaîne est l’ignorance. De l’ignorance vient l’acte (karmique) ; l’acte (karmique) engendre la conscience ; la conscience engendre le nom-et-forme ; le nom-et-forme engendre les six organes des sens ; les six organes des sens engendrent le contact ; le contact engendre la sensation ; la sensation engendre la soif ; la soif engendre l’attachement ; l’attachement engendre l’existence (karmique) ou vie présente ; l’existence (karmique) engendre la renaissance ; et la renaissance engendre la vieillesse-et-mort.

Chandaka Serviteur du bouddha Shakyamuni, avant que ce dernier ne renonce à la vie séculière. La nuit où Shakyamuni quitta le palais pour rechercher la Voie, Chandaka l’accompagna, en tenant son cheval Kanthaka par la bride. Après que Shakyamuni eut atteint l’illumination, Chandaka devint son disciple. Mais son arrogance l’empêcha de s’entendre avec les autres moines. Après la disparition du Bouddha, il aurait cependant suivi Ananda et atteint le stade d’arhat.

Chandala (skt.) Caste des intouchables, située au-dessous de la plus basse des quatre classes de l’Inde ancienne. Les membres de cette classe manipulaient les cadavres, tuaient les animaux, et effectuaient d’autres tâches liées à la mort ou au meurtre des êtres vivants. Issu d’une famille de pêcheurs, Nichiren se qualifia lui-même de membre de la classe des chandala.

Chandrakirti Ou Chandrayashas. Ministre qui servit Ajatashatru. Quand le roi souffrit d’éruptions purulentes sur tout le corps, ses six ministres l’exhortèrent à consulter les six maîtres non-bouddhistes. Parmi eux figurait Purana qui fut recommandé au roi par Chandrakirti.

Chapitre “Durée de la vie” Voir Chapitre “Durée de la vie [de l’Ainsi-Venu]”.

Chapitre “Durée de la vie [de l’Ainsi-Venu]” Seizième chapitre du Sūtra du Lotus, considéré comme le chapitre clé de l’enseignement essentiel. Shakyamuni y révèle qu’il atteignit l’illumination originelle non pas dans ce monde-ci mais il y a des kalpa et des kalpa de particules de poussière d’innombrables systèmes de mondes majeurs, et que, depuis, il a constamment vécu en ce monde saha pour enseigner la Loi.

Chapitre “Exhortation à la persévérance” Treizième chapitre du Sūtra du Lotus où d’innombrables bodhisattvas émettent le vœu de propager le Sūtra pendant l’effroyable époque qui suivra la disparition du Bouddha, même si cela doit leur valoir de terribles persécutions. Dans leur vœu, ils énumèrent les sortes de persécutions qu’ils rencontreront en propageant le Sūtra du Lotus à l’époque terrible de la Fin de la Loi. La source de ces persécutions fut par la suite résumée dans le terme « les trois puissants ennemis ».

Chapitre “Le bodhisattva Jamais-Méprisant” Vingtième chapitre du Sūtra du Lotus où Shakyamuni illustre à la fois le bienfait de croire dans le Sūtra du Lotus et de le pratiquer, et la gravité de la rétribution résultant de l’opposition à ceux qui le pratiquent, en prenant pour exemple l’histoire du bodhisattva Jamais-Méprisant. Voir aussi Jamais-Méprisant.

Chapitre “Moyens opportuns” Deuxième chapitre du Sūtra du Lotus et chapitre essentiel de l’enseignement théorique. Shakyamuni y déclare que les bouddhas n’apparaissent en ce monde que dans le seul but de mener tous les êtres vivants à l’illumination. Il indique aussi que tous les êtres vivants ont le potentiel de devenir bouddha, c’est-à-dire que la bouddhéité n’est pas extérieure aux hommes du commun mais inhérente à leur vie.

Chen Zhen (d.i.) Frère aîné de Tiantai. On lui annonça un jour qu’il n’avait plus qu’un mois à vivre mais il prolongea son existence de quinze ans en pratiquant l’enseignement de Tiantai sur la Concentration et la Pénétration de l’esprit.

Chengguan (738-839) Également connu sous le nom de Qingliang, le Maître de la nation. Quatrième patriarche de l’école Kegon, en Chine.

Chincha Ou Chinchamanavarika. Femme qui calomnia Shakyamuni en attachant un bol sur son ventre, sous sa robe, et en déclarant publiquement qu’elle était enceinte de lui. Selon le Sūtra sur les conséquences des actions antérieures, son mensonge fut dénoncé par le dieu Shakra, qui prit la forme d’un rat pour ronger la ficelle qui retenait le bol. La calomnie de Chincha figure parmi les neuf grandes épreuves endurées par Shakyamuni.

Chinzei Ancien nom de Kyūshū, la plus méridionale des îles principales du Japon.

Chishō (814-891) Également connu sous le nom d’Enchin ou Grand Maître Chishō. Cinquième grand patriarche de l’Enryaku-ji, temple principal de l’école Tendai, au mont Hiei. En 853, il se rendit dans la Chine des Tang, où il étudia les doctrines de Tiantai et les doctrines ésotériques. À son retour au Japon, il mêla les doctrines ésotériques à celles de l’école Tendai. Il fit aussi de l’Onjō-ji un lieu de culte pour les cérémonies d’initiation aux préceptes ésotériques.

Chō (jp.) Unité de mesure utilisée à la fois pour les superficies et les mesures linéaires. En termes de superficie, un chō correspondait à environ 9 920 mètres carrés. Sur le plan linéaire, cela correspondait à environ 110 mètres. La dimension exacte variait un peu selon les régions.

Choix du Nembutsu par-dessus tout (T2608_.83.0001) Œuvre de Hōnen qui constitue le texte fondamental de l’école de la Terre pure. Hōnen y explique la doctrine du Nembutsu et, en se fondant sur les trois sūtras majeurs de l’école, il exhorte à rejeter tous les enseignements autres que le Nembutsu. En japonais, cette œuvre s’appelle le Senjaku shū (ou Senchaku shū).

Chudapanthaka Cadet de deux frères, disciples du bouddha Shakyamuni. L’aîné s’appelait Mahapanthaka. L’aîné était intelligent et le cadet stupide. Les récits peuvent cependant varier considérablement en fonction des sources. Selon l’une d’elles, les deux frères étaient tout aussi stupides. Selon une autre, le frère aîné s’appelait Chuda et le cadet Panthaka. Chudapanthaka était si pauvre d’esprit qu’en trois ans il fut incapable d’apprendre ne serait-ce qu’un seul verset des enseignements bouddhiques, bien qu’il ait été instruit par cinq cents arhat. Ayant pitié de lui, le Bouddha lui donna un verset à apprendre, en lui expliquant sa signification. Chudapanthaka parvint à un certain stade d’éveil et atteignit le stade d’arhat.

Chunda Forgeron du village de Pava qui, profondément impressionné par l’enseignement de Shakyamuni, lui offrit son dernier repas avant son entrée en nirvana.

Ciel de Brahma Autre nom donné au premier des quatre cieux de méditation, situé dans le monde de la forme, au-dessus du mont Sumeru.

Ciel des trente-trois divinités Deuxième des six cieux du monde du désir. On dit qu’il est situé sur un plateau, au sommet du mont Sumeru, et qu’il héberge trente-trois divinités, notamment Shakra qui dirige les autres.

Ciel Tushita Ciel « des satisfaits ». Quatrième des six cieux du monde du désir. On dit que les bodhisattvas renaissent en ce lieu juste avant leur dernière renaissance dans le monde où ils atteindront la bouddhéité. Ce ciel comporte une cour intérieure et une cour extérieure. La cour intérieure est présentée comme la demeure du bodhisattva Maitreya.

Cien (632-682) Également connu sous le nom de Kuiji. Fondateur de l’école Faxiang (jp. Hossō) en Chine. Il fut l’un des plus remarquables disciples de Xuanzang et collabora avec lui à la traduction de nombreux textes importants. Il rédigea aussi plusieurs commentaires de la doctrine du rien-que-conscience.

Cieux de la pureté Voir Cinq cieux de la pureté.

Cinq aliments épicés Ou « cinq aliments au goût relevé » (et autres expressions similaires). Cinq sortes de plantes ou de légumes épicés, qui diffèrent selon les sources. D’après l’une d’elles, il s’agit de l’ail, de l’échalote, des poireaux, des oignons et du gingembre. En bouddhisme, ils étaient interdits à cause de leur forte odeur et de leurs effets stimulants. On disait que les cinq aliments épicés stimulaient l’irritabilité et le désir sexuel.

Cinq ascètes Cinq premières personnes converties par le bouddha Shakyamuni. On considère généralement qu’il s’agit d’Ajnata Kaundinya, Ashvajit, Bhadrika, Dashabala Kashyapa et Mahamana. Selon une tradition, quand Shakyamuni renonça à la vie séculière, son père, Shuddhodana, inquiet pour la sécurité de son fils, chargea ces cinq hommes de l’accompagner et ces derniers se livrèrent avec Shakyamuni à la pratique de l’ascèse. Mais, quand Shakyamuni renonça à l’ascèse, ils pensèrent qu’il avait abandonné la recherche de la vérité et le quittèrent pour se rendre au parc des Gazelles où ils poursuivirent leurs austérités. Après avoir atteint l’illumination, Shakyamuni se rendit au parc des Gazelles pour les instruire et ils devinrent ses premiers disciples.

Cinq Canons Écrits des cinq empereurs ou cinq empereurs sages légendaires de la Chine — Shao Hao, Zhuan Xu, Di Ku, Tang Yao et Yu Shun. Les Cinq Canons sont cités parmi les premiers écrits chinois, mais aucune version n’est parvenue jusqu’à nous. Voir Trois récits.

Cinq caractères de Myōhō-renge-kyō Loi merveilleuse ou Myōhō-renge-kyō. On l’appelle ainsi parce qu’elle est composée des cinq caractères chinois myō, hō, ren, ge et kyō.

Cinq cents préceptes Règles de discipline destinées aux nonnes du bouddhisme du Hinayana qui ont reçu l’initiation complète. Le nombre « cinq cents » n’est pas à prendre à la lettre ; en fait, il varie d’une source à l’autre. Selon les Quadruples règles de discipline (T1428_.22.0567), ces préceptes seraient au nombre de trois cent quarante-huit.

Cinq cieux de la pureté Ou Cieux de la pureté. Les cinq cieux les plus élevés dans le monde de la forme. On dit que celui qui atteint l’étape sans régression, soit l’avant-dernière des quatre étapes supérieures du bouddhisme du Hinayana, renaît dans ces cieux.

Cinq composants Également appelés les cinq composants de la vie ou les cinq agrégats. Ce sont la forme, la sensation, la perception, la volition et la conscience, qui s’unissent temporairement pour constituer un être vivant particulier. Les cinq composants constituent aussi le premier des trois niveaux d’existence.

Cinq désirs Désirs résultant du contact des cinq organes des sens (yeux, oreilles, nez, langue et corps) avec leurs objets respectifs (forme, son, odeur, goût et texture).

Cinq éléments Les cinq composants de toute vie dans l’univers selon l’ancienne croyance indienne, la terre, l’eau, le feu, le vent et l’espace. Les quatre premiers correspondent respectivement à quatre états physiques : solide, liquide, chaleur et gaz. L’espace est considéré comme intégrant et harmonisant les quatre autres éléments.

Cinq empereurs Cinq empereurs sages de la Chine qui auraient régné après les trois souverains. Les Classiques en dressent trois listes différentes. Selon l’une d’elles, il s’agirait de Shao Hao, Zhuan Xu, Di Ku, Tang Yao et Yu Shun.

Cinq enseignements Classification comparative des sūtras (selon l'école Kegon). Les cinq enseignements sont l’enseignement du Hinayana, l’enseignement du Mahayana élémentaire, l’enseignement du Mahayana définitif, l’enseignement subit et l’enseignement parfait. L’enseignement parfait désigne le Sūtra du Lotus et le Sūtra de la Guirlande de fleurs, et, parmi ces deux derniers, c’est au Sūtra de la Guirlande de fleurs qu’est attribuée la position la plus élevée.

Cinq étapes de la pratique Pratique destinée aux croyants du Sūtra du Lotus après la disparition de Shakyamuni. Tiantai a défini ces cinq étapes en étudiant le chapitre “Distinctions des bienfaits”. Il s’agit de : se réjouir d’entendre le Sūtra du Lotus ; le lire et le réciter ; le propager ; y croire et pratiquer les six paramita ; et parvenir à la perfection dans notre pratique des six paramita.

Cinq impuretés Impuretés de l’époque, du désir, des êtres vivants, de la pensée et de la vie elle-même. Elles sont mentionnées dans le chapitre “Moyens opportuns” du Sūtra du Lotus.

Cinq mille ou sept mille volumes d’écrits bouddhiques Ou cinq mille ou sept mille volumes de sūtras. C’est ainsi que l’on désigne généralement la totalité des écrits bouddhiques. Ces nombres proviennent de deux répertoires bouddhiques en Chine. Le Répertoire du canon bouddhique de l’ère Kaiyuan, compilé en 730, compte cinq mille quarante-huit volumes d’œuvres bouddhiques et le Répertoire du canon bouddhique de l’ère Zhenyuan, compilé en 800, en dénombre sept mille trois cent quatre-vingt-huit. Ces nombres et d’autres du même ordre désignaient l’ensemble des œuvres bouddhiques, c’est-à-dire les sūtras mais aussi les ouvrages sur les règles de discipline monastique et les traités. Cependant, on les employait parfois uniquement pour désigner les volumes des sūtras.

Cinq natures distinctes Doctrine de l’école Hossō divisant les êtres humains en cinq groupes selon leurs capacités religieuses intrinsèques : ceux qui sont prédestinés à devenir auditeurs ; ceux qui sont prédestinés à devenir bouddhas-pour-soi ; ceux qui sont prédestinés à devenir bodhisattvas ; un groupe indéterminé ; ceux qui n’ont pas la capacité d’atteindre l’illumination. Parmi les deux premiers groupes, nul ne peut atteindre l’illumination parfaite. Les personnes du troisième groupe pourront finalement atteindre la bouddhéité parce qu’elles possèdent la graine de l’illumination. On appelle ces trois premiers groupes les groupes déterminés parce que ceux qui en font partie parviendront à un état déterminé à l’avance qui correspond à leur nature. Ceux qui appartiennent au groupe indéterminé possèdent au moins deux ou trois des premières natures mais celle qu’ils développeront n’est pas déterminée. Les personnes du cinquième groupe ne pourront pas atteindre l’illumination mais devront transmigrer à travers les six voies pour l’éternité.

Cinq obstacles Limites qui empêcheraient les femmes de devenir un Brahma, un Shakra, un roi-démon, un roi-qui-fait-tourner-la-roue ou un bouddha. On les associe souvent aux trois obéissances auxquelles les femmes étaient également sujettes, et l’on emploie alors l’expression « les cinq obstacles et les trois obéissances ».

Cinq organes des sens Ou cinq organes sensoriels. Les yeux, les oreilles, le nez, la langue et le corps, qui correspondent aux cinq fonctions sensorielles (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher).

Cinq ou sept caractères Les cinq caractères sont myō, hō, ren, ge et kyō. Dans les écrits de Nichiren, Myōhō-renge-kyō est souvent utilisé comme synonyme de Nam-myōhō-renge-kyō, qui comporte deux caractères supplémentaires, na et mu (qui ensemble deviennent namu ou nam).

Cinq paramita Le don, l’observation des préceptes, la patience, l’assiduité et la méditation ; soit toutes les paramita à l’exception de la sixième, qui est l’obtention de la sagesse.

Cinq périodes Classification par Tiantai des enseignements de Shakyamuni selon l’ordre où ils ont été dispensés : la période Kegon ou période du Sūtra de la Guirlande de fleurs faisant suite à l’illumination de Shakyamuni ; la période Agama, ou période des sūtras Agama où furent exposés les enseignements du Hinayana ; la période Vaipulya où furent énoncés le Sūtra d’Amida, le Sūtra de Mahavairochana, le Sūtra de l’enseignement de Vimalakirti et autres ; la période de la Sagesse où furent enseignés les sūtras de la Sagesse ; la période du Lotus et du Nirvana, période de huit ans où Shakyamuni enseigna le Sūtra du Lotus et le Sūtra du Nirvana. Durant la période Kegon, l’enseignement spécifique fut « combiné » avec l’enseignement parfait. Durant la période Agama, seuls les enseignements des Trois Corbeilles, ou enseignements du Hinayana, furent exposés et les enseignements intermédiaires, spécifiques et parfaits furent « exclus ». Durant la période Vaipulya, les quatre enseignements furent exposés dans leur totalité de manière à « correspondre » à la capacité des gens, alors que, durant la période de la Sagesse, les enseignements intermédiaires et spécifiques furent « inclus » dans l’enseignement parfait. Par opposition aux doctrines provisoires enseignées durant ces périodes, qui excluaient l’enseignement parfait ou le mêlaient à d’autres enseignements, le Sūtra du Lotus ne contient que l’enseignement parfait. C’est pourquoi on l’appelle l’enseignement pur et parfait.

Cinq périodes de cinq cents ans Cinq périodes consécutives suivant la disparition de Shakyamuni et où, dit-on, le bouddhisme se propage, prospère, puis décline. Ces cinq périodes sont décrites dans le Sūtra de la Grande Collection et prédisent le cours du bouddhisme dans les vingt-cinq premiers siècles suivant la disparition de Shakyamuni. Selon l’ordre chronologique, ces cinq périodes (de cinq cents ans chacune) sont la période où l’on parvient à la délivrance ; la période de la méditation ; la période où l’on étudie et récite les sūtras et où l’on écoute les enseignements à leur sujet ; la période où l’on bâtit des temples et des stupas ; la période des querelles et conflits, où les enseignements de Shakyamuni seront obscurcis et perdus. Les deux premières périodes correspondent à l’époque de la Loi correcte, les troisième et quatrième à l’époque de la Loi formelle, et la cinquième au début de l’époque de la Fin de la Loi.

Cinq pouvoirs transcendantaux Il s’agit des cinq premiers des six pouvoirs transcendantaux : le pouvoir de se trouver où l’on veut quand on le veut ; le pouvoir de voir tout et partout ; le pouvoir d’entendre tout et partout ; le pouvoir de connaître les pensées de tous les autres esprits ; le pouvoir de connaître les vies antérieures.

Cinq pratiques Terme fréquemment utilisé en bouddhisme qui peut recouvrir des réalités différentes. Les cinq pratiques décrites dans le chapitre “Le maître de la Loi” du Sūtra du Lotus consistent à adopter, lire, réciter, exposer et transcrire le Sūtra du Lotus.

Cinq pratiques ascétiques Cinq règles de conduite pour les moines citées dans les Quadruples règles de discipline (T1428_.22.0567) et le Grand commentaire de l’Abhidarma (T1545_.27.0001). Il s’agit de porter des vêtements rapiécés ; ne vivre que d’aumônes ; ne manger qu’un repas par jour ; rester toujours dehors ; s’abstenir de manger des aliments sucrés, aigres, acides, épicés ou salés.

Cinq préceptes Préceptes fondamentaux destinés aux laïcs : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas avoir de rapports sexuels illicites, ne pas mentir et ne pas consommer de boissons enivrantes.

Cinq principes de propagation L’enseignement, la capacité des gens, le moment, le pays et l’ordre de propagation.

Cinq principes majeurs Cinq points de vue à partir desquels Tiantai interprète le Sūtra du Lotus : la désignation (ou le nom), l’entité, la qualité, la fonction et l’enseignement. Dans son Sens profond du Sūtra du Lotus, Tiantai explique que Myōhō-renge-kyō, titre du Sūtra du Lotus, n’est pas seulement le nom mais aussi la substance du Sūtra du Lotus, et possède une qualité unique, la fonction, et la plus haute position parmi tous les enseignements.

Cinq provinces et sept marches Terme générique servant à décrire la division administrative du Japon. Cette expression désignait aussi l’ensemble du Japon. Les « cinq provinces » correspondaient aux provinces entourant la capitale, siège de la Cour impériale, soit Yamashiro, Yamato, Kawachi, Izumi et Settsu. Les « sept marches » correspondaient aux régions regroupant les quelque soixante autres provinces, définies en fonction du tracé des routes principales au départ de la capitale.

Cinq régions de l’Inde Expression désignant l’Inde ancienne. Il s’agissait des régions de l’est, de l’ouest, du sud, du nord et du centre, qui composaient alors l’ensemble du pays.

Cinq saveurs Ou cinq goûts : lait frais, crème, lait caillé, beurre et ghee ; soit les cinq étapes du processus de transformation du lait en ghee, ou beurre clarifié de qualité supérieure. Tiantai compare ces cinq saveurs aux enseignements des cinq périodes, classification établie par ses soins de l’ensemble des enseignements de Shakyamuni en fonction de l’ordre où ils furent exposés.

Cinq signes de déclin Cinq signes qui apparaissent quand la vie des êtres célestes touche à sa fin. Ces signes diffèrent selon les sūtras. Selon l’un d’eux les vêtements de ces êtres célestes sont souillés ; les fleurs se fanent sur leur tête ; leur corps sent mauvais et se salit ; ils ont de la sueur sous les aisselles ; ils ne se sentent pas heureux, quel que soit l’endroit où ils résident.

Cinq sortes de pratiques mélangées Ou les cinq pratiques mélangées. L’école Jingtu (Jōdo ou Terre pure au Japon) considère que ces pratiques empêchent de renaître dans la Terre pure du bouddha Amida. Elles consistent à lire et réciter un sūtra autre que les trois sūtras Jingtu ; à concentrer son esprit sur un bouddha autre que le bouddha Amida ; à vénérer un bouddha autre que le bouddha Amida ; à invoquer le nom d’un bouddha autre que le bouddha Amida ; à louer et à faire des offrandes à un bouddha autre que le bouddha Amida. Établies par Shandao, patriarche de l’école Jingtu, ces cinq pratiques mélangées s’opposent aux cinq pratiques correctes qui sont dirigées vers le bouddha Amida.

Cinq sortes de sagesse Dans les enseignements de l’école Shingon, il s’agit des cinq aspects de la sagesse du bouddha Mahavairochana : la sagesse qui permet de percevoir le cœur du monde phénoménal ; la sagesse du grand miroir rond ; la sagesse non discriminante ; la sagesse de pénétrer dans le particulier ; la sagesse de la pratique parfaite.

Cinq sortes de vision Ou cinq sortes d’yeux. Cinq sortes de facultés de perception : l’œil de l’homme du commun, appelé aussi œil physique, qui distingue formes et couleurs ; l’œil céleste ou capacité des êtres célestes à voir au-delà des limites physiques que constituent l’obscurité, la distance ou un obstacle ; l’œil de la sagesse, qui permet aux personnes des deux véhicules d’appréhender le fait que tous les phénomènes sont sans substance ; l’œil du Dharma, grâce auquel les bodhisattvas pénètrent tous les enseignements afin de sauver les êtres vivants ; l’œil du Bouddha, qui perçoit la véritable nature de l’existence à travers le passé, le présent et l’avenir. L’œil du Bouddha inclut aussi les quatre autres sortes de perception. Autrement dit, les bouddhas possèdent les cinq sortes de vision.

Cinq transgressions capitales Les cinq actes les plus graves selon le bouddhisme. Leur liste varie selon les sūtras et traités. La version la plus usuelle est : tuer son père ; tuer sa mère ; tuer un arhat ; blesser un bouddha ; provoquer la discorde dans la Communauté bouddhiste.

Cinq véhicules Cinq sortes d’enseignements exposés en fonction des capacités des gens. Le mot « véhicule » désigne un enseignement qui conduit à un certain stade d’accomplissement. Il s’agit ici des véhicules des hommes du commun, des êtres célestes, des auditeurs, des bouddhas-pour-soi et des bodhisattvas.

Cinq vertus fondamentales Ou cinq grands principes d’humanité : bienveillance, droiture, bienséance, sagesse et confiance. Ces principes, établis par le confucianisme, devaient être toujours respectés.

Cinq voies Les mondes de l’enfer, des esprits affamés, des animaux, des êtres humains et des êtres célestes. En y ajoutant le monde des asura, on obtient les six voies.

Cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva Ou les cinquante-deux étapes de la pratique. Ce sont les étapes par lesquelles passe un bodhisattva dans sa progression vers la bouddhéité. Il s’agit des dix étapes de la foi, des dix étapes de la sécurité, des dix étapes de la pratique, des dix étapes de la dévotion, des dix étapes du développement, de l’étape de l’illumination presque parfaite et de l’étape de l’illumination parfaite.

Cinquième période de cinq cents ans La dernière des périodes de cinq cents ans suivant la disparition de Shakyamuni. Elle correspond au début de l’époque dite de la Fin de la Loi. Selon le Sūtra de la Grande Collection, il s’agit d’une période de querelles et de conflits où les enseignements de Shakyamuni seront obscurcis et perdus.

Cinquième veille L’heure du Tigre (entre trois heures et cinq heures du matin).

Clan Genji de la province de Kai Puissante famille issue du clan des Genji, dont l’influence s’étendit sur la totalité des provinces de Kai et de Shinano.

Clan Minamoto Ou clan Genji. Clan qui instaura le shogunat de Kamakura, premier gouvernement militaire au Japon. À la fin du XIIe siècle, le clan Minamoto vainquit son rival, le clan Taira, et établit le gouvernement de Kamakura. Le clan Minamoto et le clan Taira étaient l’un et l’autre issus de la famille impériale.

Clan Taira Ou clan Heike. Issu de la famille impériale. À l’époque où Taira no Kiyomori était le chef du clan Taira, celui-ci parvint au pouvoir absolu. Cependant, en 1185, lors de la bataille navale de Danno’ura, les forces du clan Minamoto vainquirent les Taira, marquant la fin de leur hégémonie. Minamoto no Yoritomo, chef du clan Minamoto, entreprit alors de consolider son pouvoir en instaurant un peu plus tard, au cours de la même année, le gouvernement de Kamakura.

Clarification des écoles fondées sur la doctrine de Tiantai Œuvre rédigée par Dengyō, en 813. Elle montre que les érudits bouddhistes en Chine fondèrent leur pensée sur les doctrines de Tiantai et, sur cette base, réfute les erreurs des écoles Shingon, Kegon, Sanron, Hossō et autres.

Clarté-Universelle 1) (skt. Shrutasoma) Nom de Shakyamuni dans une existence passée où il était un roi engagé dans la pratique de l’observation des préceptes. Ce roi apparaît, entre autres, dans le Sūtra sur les sages et les insensés et dans le Traité de la grande perfection de sagesse. Le roi Clarté-Universelle et quatre-vingt-dix-neuf autres rois (neuf cent quatre-vingt-dix-neuf selon une autre source) avaient été capturés par le roi Pied-Taché. Alors qu’ils étaient sur le point d’être décapités, le roi Clarté-Universelle expliqua alors au roi Pied-Taché qu’il avait promis des offrandes à un moine et lui demanda l’autorisation d’accomplir sa promesse. Pied-Taché lui accorda une grâce de sept jours et le roi Clarté-Universelle retourna dans son pays pour faire des offrandes au moine et transmettre le trône à son fils. Après avoir proclamé devant son peuple que tenir ses promesses est le plus important des préceptes, il revint chez le roi Pied-Taché. Ce dernier fut si impressionné par l’intégrité du roi Clarté-Universelle qu’il le fit relâcher ainsi que les autres rois, avant de se convertir au bouddhisme. 2) (skt. Samantaprabhasa) Nom que Kaundinya et d’autres disciples auditeurs prendront quand ils atteindront la bouddhéité, selon le chapitre “Prophétie de l’illumination à cinq cents disciples” du Sūtra du Lotus. Dans ce chapitre, Shakyamuni prédit qu’un groupe de cinq cents arhat et un autre groupe de sept cents deviendront tous à l’avenir des bouddhas appelés Clarté-Universelle.

Classique de la piété filiale (ch. Xiaojing) Œuvre attribuée à Zeng Zi, disciple de Confucius. Rédigée sous forme d’un dialogue entre Zeng Zi et le maître, elle souligne l’importance de la piété filiale comme vertu fondamentale et base de toute éducation. Cette œuvre fut particulièrement populaire sous la dynastie des empereurs Han (202 avant notre ère — 220 de notre ère).

Combiner, exclure, correspondre et inclure Catégories décrivant les divers sūtras provisoires, dans le but de les différencier du Sūtra du Lotus. Ces quatre termes proviennent de la relation entre les quatre enseignements de la doctrine et les quatre premières des cinq périodes. Voir aussi Quatre enseignements de la doctrine et Cinq périodes.

Commentaire sur le Sūtra des dix étapes (T1521_.26.0020) Œuvre attribuée à Nagarjuna, tenue en haute estime par l’école de la Terre pure car, dans le chapitre “Pratique facile”, il y est question des deux voies de la pratique bouddhique : la voie-facile-à-pratiquer et la voie-difficile-à-pratiquer. L’école de la Terre pure reprit ces catégories et considéra que la voie-facile-à-pratiquer consistait à invoquer le nom du bouddha Amida.

Commentaire textuel du Sūtra du Lotus (T1718_.34.0001) Une des trois œuvres majeures de Tiantai. Il y divise le Sūtra du Lotus en deux parties, l’enseignement théorique et l’enseignement essentiel, et explique des passages de chaque chapitre. Il élucide ainsi de profondes doctrines énoncées dans ce Sūtra, telles que le remplacement des trois véhicules par le Véhicule Unique et la révélation de l’illumination originelle du Bouddha.

Comparaison entre les enseignements exotériques et ésotériques (T2427_.77.0374) Œuvre de Kōbō. Dans cette œuvre, Kōbō compare les enseignements ésotériques et exotériques et affirme que les premiers sont supérieurs aux seconds. Cette œuvre expose également les dix étapes de l’esprit. Voir aussi Dix étapes de l’esprit.

Congyi (1042-1091) Moine de l’école Tiantai en Chine. Il écrivit de nombreuses œuvres, notamment Supplément aux trois œuvres majeures de Tiantai. Il affirma la suprématie de la doctrine de Tiantai sur les doctrines Chan, Huayan et Faxiang (jp. Zen, Kegon et Hossō).

Conscience alaya Également connue sous le nom de « conscience du tréfonds ». À ce niveau de conscience, les résultats de nos actions (karma), bonnes ou mauvaises, s’accumulent pour former des potentiels ou « graines » karmiques, qui se traduisent par la suite en bonheur ou en souffrance. Selon l’école Rien-que-conscience, qui considère qu’il existe huit niveaux de conscience, la conscience alaya correspond au huitième niveau et constitue la source des sept premiers niveaux, ainsi que le lieu où se trouvent entreposées les graines qui produisent toutes les choses ou phénomènes. Les écoles Tiantai et Kegon conçoivent un neuvième niveau, plus profond (la neuvième conscience) qui correspond à la réalité ultime de la vie, ou la nature de bouddha.

Cordon de pièces de monnaie Pièces de monnaie en bronze reliées par une ficelle. Au Japon, à l’époque de Nichiren, les pièces de monnaie avaient un trou carré au milieu et étaient généralement enfilées par cent.

Corps de manifestation Un des Trois Corps d’un bouddha. C’est la forme physique sous laquelle un bouddha apparaît dans le monde pour sauver les êtres vivants.

Corps de manifestation supérieur Une des deux sortes de Corps de manifestation, l’autre étant le Corps de manifestation inférieur. Forme physique revêtue par un bouddha pour apparaître dans le monde afin de sauver les êtres vivants. Le bouddha du Corps de manifestation supérieur apparaît devant les bodhisattvas parvenus au moins au stade de la première étape de développement, soit à la quarante et unième étape de la pratique de bodhisattva. Le bouddha du Corps de manifestation inférieur apparaît devant les hommes du commun, les personnes des deux véhicules et les bodhisattvas au-dessous de la première étape de développement.

Corps de rétribution Un des Trois Corps d’un bouddha, les deux autres étant le Corps du Dharma et le Corps de manifestation. Le Corps de rétribution résulte de la pratique de bodhisattva. À l’origine, on pensait que chaque bouddha possédait l’un ou l’autre de ces Trois Corps. Les bouddhas étaient alors classés en fonction du corps qu’ils étaient censés détenir. Ainsi, les bouddhas Amida et Maître-de-la-Médecine relevaient de la catégorie des bouddhas du Corps de rétribution. Mais, par la suite, certains ont estimé que chaque bouddha possédait les Trois Corps. En ce sens, on peut considérer les Trois Corps comme les trois propriétés caractéristiques de tous les bouddhas.

Corps du Dharma Ou Corps de la Loi. Un des Trois Corps d’un bouddha. Le Corps du Dharma concrétise la vérité ultime ou Loi, ainsi que l’Entité ou véritable nature de la vie du Bouddha. Le Corps du Dharma correspond aussi à l’être entier du Bouddha.

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