Taigongwang Général qui servit le roi Wen, fondateur de la dynastie des Zhou. Durant la dynastie des Yin (Shang), il vécut en ermite mais accepta ensuite de prendre la tête de l’armée du roi Wen, à la demande de ce dernier. Après la mort de Wen, il servit le roi Wu, son successeur, et lutta avec courage contre le roi Zhou de la dynastie des Yin.
Taira no Kiyomori (1118-1181) Dirigeant du clan Heike, ou clan Taira. Après s’être imposé sur le plan politique, il plaça la Cour impériale sous sa tutelle. Il maria sa fille à l’empereur et permit finalement à son petit-fils d’obtenir le titre d’empereur.
Taizong (558-649) Deuxième empereur de la dynastie des Tang en Chine, qui régna de 626 à 649. Il développa et acheva l’organisation du gouvernement, des institutions, et du code juridique établis par Gaozu, son père, fondateur de la dynastie. Il s’impliqua aussi dans l’organisation de l’armée et dans les campagnes militaires contre les Turcs. Durant son règne, les royaumes situés à l’ouest de la dynastie, le long de la Route de la soie, passèrent sous son contrôle.
Takahira (1180-1239) Nom de l’empereur Gotoba. Voir aussi Empereur retiré d’Oki.
Takenouchi Takenouchi no Sukune, figure légendaire qui, selon les Chroniques du Japon, fut le petit-fils du huitième empereur et servit cinq empereurs, depuis le douzième, Keikō, jusqu’au seizième, Nintoku. On dit que Takenouchi participa activement à l’expédition en Corée lancée par l’impératrice-consort, Jingū, qui se solda par une victoire.
Tamura (758-811) Sakanoue no Tamuramaro, dirigeant militaire surnommé « le grand général qui soumit les barbares », à la suite de sa campagne victorieuse contre le peuple aborigène Ezo au nord du Japon. C’est ainsi que la Cour impériale établit son autorité sur cette région.
Tanluan (476-542) Fondateur de l’école Jingtu (jp. Jōdo) ou école de la Terre pure en Chine. Il reçut le Sūtra de la méditation sur le bouddha Vie-Infinie de Bodhiruchi à Lo-yang et se consacra aux enseignements de la Terre pure. Voir École Jōdo, Voie-facile-à-pratiquer et Voie-difficile-à-pratiquer.
Ténébreux pays de la mort (jp. yomi no kuni) En Chine et au Japon, nom donné au pays où les morts sont censés se rendre.
Terre de bouddha Lieu où réside un bouddha. Le bouddhisme considérant l’environnement comme une partie de soi-même, le terme « Terre de bouddha » est souvent utilisé pour désigner simplement l’état d’éveil ou de bonheur absolu atteint par les bouddhas, et non un paradis ou une terre éloignée des souffrances humaines. Selon l’écrit de Nichiren Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie, « il n’y a pas de terre pure ou impure en soi. La différence réside seulement dans le bien ou le mal à l’intérieur de notre esprit. »
Terre de la Lumière éternellement paisible Ou Terre de la lumière paisible. Terre de bouddha, libérée de l’impermanence et de l’impureté.
Terre du Bonheur-Suprême Nom de la Terre du bouddha Amida, que l’on disait située dans une région à l’ouest de l’univers. On l’appelle aussi la Terre pure, la Terre pure du Bonheur-Suprême, et le Paradis de l’Ouest. Sukhavati, nom sanskrit de ce pays, fut traduit en chinois par « bonheur suprême ».
Terre pure Terre du bonheur, libérée de l’impureté. Terre de bouddha. S’oppose à la « terre impure » qui désigne notre monde saha, souillé par la souffrance et le désir. Le bouddhisme propose deux approches différentes de la relation entre le monde saha et les diverses terres pures. Dans la première, les terres pures sont considérées comme des mondes à part entière, physiquement éloignés du monde saha. L’image de la Terre pure du Bonheur-Suprême du bouddha Amida, située à l’ouest, illustre cette approche. Dans la seconde approche, illustrée par le Sūtra du Lotus et le Sūtra de l’enseignement de Vimalakirti, on considère qu’il ne peut y avoir de terre pure en dehors du monde saha. Tout dépend alors de l’état de vie des personnes qui vivent en ce lieu. Quand les êtres humains purifient leur cœur, le monde où ils vivent devient une terre pure.
Tiantai (538-597) Également appelé Zhiyi, Tiantai Zhizhe, le Grand Maître Tiantai et le Grand Maître Zhizhe. Fondateur de l’école Tiantai (jp. Tendai) en Chine. Après avoir étudié au mont Dasu sous la direction de Nanyue, il se fit connaître par la profondeur de ses cours sur le Sūtra du Lotus. Il réfuta les classifications des écrits formulées par les dix écoles bouddhiques majeures de son époque et classa tous les sūtras de Shakyamuni en cinq périodes et huit enseignements, démontrant la suprématie du Sūtra du Lotus. Ses œuvres principales, Sens profond du Sūtra du Lotus, Commentaire textuel du Sūtra du Lotus et La Grande Concentration et Pénétration, furent toutes annotées et compilées par son disciple immédiat, Zhangan. Dans La Grande Concentration et Pénétration, Tiantai exposa le principe des trois mille mondes en un instant de vie et la pratique de la méditation pour s’éveiller à cette vérité.
To (jp.) Unité de volume équivalant à environ dix-huit litres, soit la moitié d’un boisseau.
Tōfuku-ji Temple principal de la branche Tōfuku-ji de l’école japonaise Zen Rinzai, un des cinq temples majeurs du Rinzai, à Kyōto. Il fut bâti en 1239 par Fujiwara no Michiie, qui invita Enni (également connu sous le nom de Bennen) à devenir son premier grand patriarche.
Tō-ji Temple principal de la branche Tō-ji de l’école Shingon, située à Kyōto, au Japon. Il fut offert à Kōbō en 823 par la Cour impériale et devint un centre de pratique ésotérique.
Tokuitsu (d.i.) Également appelé Tokuichi. Moine de l’école Hossō, au Japon, à la fin du VIIIe et au début du IXe siècle. Il est connu pour ses querelles avec Dengyō à propos de la doctrine du Véhicule Unique et de la doctrine des trois véhicules. Ce débat se poursuivit jusqu’à la mort de Dengyō.
Tortue borgne Ou tortue aveugle. Référence au chapitre “Les actes antérieurs du roi Merveilleux-Ornement” du Sūtra du Lotus où il est dit que rencontrer le Bouddha et ses enseignements est aussi rare que, pour une tortue borgne, de trouver, flottant à la surface des eaux, un morceau de bois de santal avec un creux dans lequel elle puisse se loger. Cette histoire est tirée de la parabole de la tortue aveugle présentée dans les divers sūtras Agama. Une tortue aveugle, dont la vie peut s’étendre sur un nombre de kalpa incalculable, vit au fond de la mer. Une fois tous les cent ans, elle vient à la surface. Il n’existe qu’un seul tronc flottant sur la mer doté d’une cavité dans laquelle elle pourrait se loger. Comme la tortue est aveugle et le tronc balloté par le vent et les vagues, la probabilité que la tortue rencontre ce tronc est extrêmement faible. Il est encore plus rare, dit Shakyamuni, de naître en tant qu’être humain ; aussi convient-il, lorsqu’on y parvient, d’utiliser cette opportunité pour maîtriser les quatre nobles vérités et parvenir à la délivrance.
Toshihito (d.i.) Fujiwara no Toshihito. Guerrier distingué du clan Fujiwara qui vécut durant la période de Heian (794-1185). En 915, il devint le chef du siège militaire du nord du Japon.
Touffe de poils blancs Touffe de poils blancs située entre les sourcils du Bouddha. C’est l’un des trente-deux signes principaux du Bouddha. On dit qu’un rayon de lumière émane de cette touffe de poils blancs.
Toujours-Pleurant Bodhisattva qui apparaît dans les sūtras de la Sagesse. On l’appelait Toujours-Pleurant parce qu’il se plaignait de ne pas trouver de maître pour lui dispenser l’enseignement de la perfection de sagesse. On le décrit se consacrant à la poursuite de la perfection de sagesse, sans se préoccuper de gloire mondaine ni de fortune. Finalement, le bodhisattva Toujours-Pleurant rechercha l’enseignement auprès du bodhisattva Dharmodgata. N’ayant rien à lui donner en échange, le bodhisattva Toujours-Pleurant entreprit de vendre son corps au marché pour obtenir de l’argent en guise d’offrande. Le dieu Shakra décida de tester sa détermination. Prenant la forme d’un brahmane, il dit au bodhisattva Toujours-Pleurant qu’il avait besoin d’un cœur, de sang humain et de moelle osseuse afin d’accomplir un rituel. Le bodhisattva accepta et tira délibérément du sang de son bras à l’aide d’un couteau. Puis, au moment même où il s’entaillait la cuisse pour en extraire la moelle, il fut interrompu par la fille d’un riche propriétaire du voisinage. Shakra reprit alors sa véritable apparence et loua le bodhisattva Toujours-Pleurant pour sa dévotion.
Tour aux trésors Tour ornée de trésors. Une Tour aux trésors apparaît souvent dans les écrits bouddhiques. Dans l’œuvre de Nichiren, la Tour aux trésors désigne en premier lieu la tour du bouddha Maints-Trésors qui jaillit de la terre dans le chapitre “L’apparition de la Tour aux trésors” du Sūtra du Lotus. Nichiren utilise aussi cette expression pour désigner le Gohonzon et la vie humaine.
Traité de la discipline pour atteindre l’illumination (T1660_.32.0517) Traité composé en vers, attribué à Nagarjuna, et son commentaire en prose, ajouté ultérieurement. Il expose les six paramita et diverses autres pratiques de bodhisattva pour atteindre l’illumination.
Traité de la grande perfection de sagesse (T1509_.25.0057) Commentaire exhaustif du Sūtra de la grande perfection de sagesse, traditionnellement attribué à Nagarjuna. Il n’en reste aujourd’hui que la version chinoise traduite par Kumarajiva. L’œuvre explique notamment les concepts de sagesse et de vacuité, et présente l’idéal du bodhisattva ainsi que les six paramita. Ce traité incorpore aussi des concepts du Sūtra du Lotus et d’autres sūtras du Mahayana et il est considéré comme une œuvre extrêmement importante de la pensée du Mahayana dans son ensemble.
Traité de la Voie du Milieu (T1564_.30.0001) Une des principales œuvres de Nagarjuna, traduite en chinois par Kumarajiva, qui explique de façon détaillée le concept de vacuité et la pratique de la Voie du Milieu sur la base des sūtras de la Sagesse. Le concept de vacuité de Nagarjuna a été l’un des principaux fondements théoriques du bouddhisme du Mahayana.
Traité sur le véhicule du trésor de la bouddhéité (T1611_.31.0813) Œuvre de Saramati traduite en chinois par Ratnamati, de la dynastie des Wei du Nord. On y affirme que tous les êtres possèdent la matrice de l’Ainsi-Venu ou nature de bouddha, et que même les icchantika (personnes à l’incroyance incorrigible) pourront finalement atteindre la bouddhéité. La tradition tibétaine attribue cette œuvre à Maitreya. On pense en général que le Traité sur le véhicule du trésor de la bouddhéité a été écrit vers la fin du IVe siècle ou le début du Ve.
Traité sur la doctrine du rien-que-conscience (T1585_.31.0001, T1586_.31.0060, T1588_.31.0063, T1589_.31.0070, T1590_.31.0074) Référence au Traité sur l’établissement de la doctrine du rien-que-conscience, œuvre de Dharmapala, éminent érudit de la doctrine du rien-que-conscience, qui fut traduite en chinois par Xuanzang. Ce titre peut aussi désigner l’un ou l’autre des traités de Vasubandhu sur la doctrine du rien-que-conscience, tels que le Traité en vingt strophes sur la doctrine du rien-que-conscience, et le Traité en trente strophes sur la doctrine du rien-que-conscience ainsi que les traductions chinoises de ces traités. Le Traité sur l’établissement de la doctrine du rien-que-conscience est un commentaire du Traité en trente strophes de la doctrine du rien-que-conscience de Vasubandhu. Le Traité en vingt strophes et le Traité en trente strophes ont été traduits en chinois par Xuanzang.
Traité sur la profondeur du Sūtra du Lotus (T1720_.34.0361) Commentaire du Sūtra du Lotus de Jitsang, rédigé du point de vue de l’école Sanron. Dans cette œuvre, Jitsang cite de nombreux sūtras et traités, notamment le Sūtra de la Guirlande de fleurs, le Sūtra du Nirvana et le Traité de la grande perfection de sagesse, et mêle ses textes à ses propres conceptions sur le Sūtra du Lotus.
Traité sur le scalpel de diamant (T1932_.46.0781) Œuvre de Miaole (711-782), de l’école Tiantai, qui décrit la façon dont les êtres non vivants parviennent à l’éveil.
Traité sur le Sūtra du Lotus (T1519_.26.0001) Commentaire de Vasubandhu sur le Sūtra du Lotus. Dans cette œuvre, Vasubandhu affirme la supériorité du Sūtra du Lotus sur tous les autres sūtras en se fondant sur les sept paraboles, les trois égalités et les dix points sans équivalence. Selon le récit de Paramartha, en Inde, plus de cinquante personnes écrivirent des commentaires sur le Sūtra du Lotus mais, parmi ceux-ci, seul le commentaire de Vasubandhu arriva en Chine et fut traduit en chinois. Voir aussi Sept paraboles, Trois égalités et Dix points sans équivalence.
Traité sur les dix étapes de l’esprit (T2425_.77.0303) Œuvre écrite autour de 830 par Kōbō, fondateur de l’école japonaise Shingon. Dans cette œuvre, il situe l’esprit d’un croyant du Sūtra du Lotus et celui d’un croyant du Sūtra de la Guirlande de fleurs, aux huitième et neuvième étapes respectivement. Il situe l’esprit du croyant de l’enseignement du Shingon à l’étape la plus élevée, soit la dixième, parce que cette personne a reçu l’enseignement ésotérique.
Traité sur les étapes de la pratique du yoga (T1579_.30.0279) Œuvre attribuée à Maitreya ou à Asanga (autour du IVe siècle), et traduite en chinois par Xuanzang. Ce traité, qui constitue l’un des piliers de l’école Hossō, élucide les dix-sept étapes qui conduisent le pratiquant de la doctrine du rien-que-conscience à l’illumination.
Traité sur l’esprit aspirant à l’illumination (T1665_.32.0572) Œuvre attribuée à Nagarjuna et traduite par Bukong du sanskrit en chinois. Une autre source l’attribue plutôt à Bukong. Elle enseigne l’importance d’avoir l’esprit de recherche de l’illumination. Du fait qu’elle établit la distinction entre enseignements ésotériques et exotériques, cette œuvre bénéficie d’une grande considération au sein de l’école Shingon. Le fondateur de l’école japonaise Shingon, Kōbō, la cite fréquemment pour affirmer la supériorité des enseignements ésotériques sur les enseignements exotériques, notamment le Sūtra du Lotus.
Traité sur l’éveil de la foi dans le Mahayana (T1666_.32.0575) Œuvre qui énonce les doctrines fondamentales du bouddhisme du Mahayana et encourage à y croire. Elle est traditionnellement attribuée à Ashvagosha, mais les opinions divergent à ce sujet.
Transmission séparée en dehors des sūtras Ou transmission spéciale en dehors des sūtras, transmission séparée en dehors des écrits. Doctrine de l’école Zen selon laquelle l’illumination du Bouddha et son véritable enseignement se sont transmis en dehors des sūtras. On dit dans l’école Zen que l’illumination s’est transmise en dehors des mots, d’esprit à esprit, d’un patriarche zen à l’autre.
Trente-deux signes principaux Traits physiques remarquables dont sont dotés des êtres d’exception tels que les bouddhas, les bodhisattvas et les rois-qui-font-tourner-la-roue.
Trente-deux signes principaux et quatre-vingts signes secondaires Traits physiques remarquables et caractéristiques extraordinaires dont sont dotés les bouddhas et les bodhisattvas.
Trente-trois divinités célestes Divinités qui résideraient sur un plateau, au sommet du mont Sumeru. Shakra gouverne depuis son palais au centre et, sur les quatre autres pics, se trouvent les trente-deux autres divinités, huit par pic. Ces pics sont situés chacun à un angle du plateau.
Trésor de l’analyse de l’abhidharma (T1558_.29.0001) Étude exhaustive et systématique des idées et concepts bouddhiques, rédigée par Vasubandhu. Considérée comme un sommet en matière d’étude doctrinale, cette œuvre eut par la suite une grande influence et fut largement étudiée en Inde, en Chine et au Japon. C’est le texte fondamental de l’école Kusha.
Triple contemplation en un instant de vie Ou contemplation en trois parties en un instant. Méthode de méditation formulée par Tiantai, visant à percevoir l’unification de la triple vérité (vérité de la vacuité, vérité conventionnelle et temporaire, et vérité de la Voie du Milieu) en un instant. On dit que, par cette méditation, il est possible de se libérer des trois catégories d’illusions et d’acquérir les trois sortes de sagesse (la sagesse des deux véhicules, la sagesse des bodhisattvas et la sagesse du Bouddha).
Triple vérité (Trois vérités) La vérité de la vacuité, la vérité conventionnelle et temporaire, et la vérité du milieu ; trois phases de la vérité formulées par Tiantai. La vérité de la vacuité est que tous les phénomènes sont non substantiels et que leur état transcende les concepts d’existence et de non-existence. La vérité de l’existence conventionnelle et temporaire est que, bien que non substantielles par nature, toutes les choses possèdent une réalité temporaire en flux constant. La vérité de la Voie du Milieu est que tous les phénomènes relèvent à la fois de la vacuité et de l’existence conventionnelle et temporaire, mais ne sont par essence ni l’une ni l’autre.
Trois ascètes Kapila, Uluka et Risshabha. Kapila était le fondateur de l’école Samkhya, une des six écoles majeures du brahmanisme dans l’Inde ancienne. Uluka était également appelé Kanada et fonda une autre de ces écoles, l’école Vaisheshika. Quant à Risshabha, on dit qu’il a permis à l’ascétisme de conserver son importance et que ses enseignements ont préparé la voie au jaïnisme.
Trois assemblées Les trois assemblées décrites dans le Sūtra du Lotus : la première assemblée au pic de l’Aigle, la cérémonie dans les Airs, et la deuxième assemblée au pic de l’Aigle. Selon le Sūtra du Lotus, Shakyamuni commença à enseigner le Sūtra au pic de l’Aigle, puis éleva l’assemblée au milieu des airs où il poursuivit son enseignement, et finalement revint à l’assemblée du pic de l’Aigle, où il conclut le sūtra.
Trois calamités Elles sont de deux sortes : mineures et majeures. Les trois calamités mineures sont la guerre, les épidémies et la famine. On appelle aussi la calamité de la famine la calamité des prix élevés du grain ou l’inflation, parce que l’inflation était provoquée par une pénurie de grains. Les trois calamités majeures sont celles du feu, de l’eau et du vent. Ces calamités se produisent à la fin d’un kalpa. On lie souvent les trois calamités mineures aux sept désastres, dans l’expression « les trois calamités et les sept désastres ».
Trois catégories d’illusions Classification établie par Tiantai. Ce sont : les illusions de la pensée et du désir (les premières correspondent aux perceptions erronées de la vérité, alors que les secondes concernent les inclinations basses telles que l’avidité et la haine) ; les illusions aussi innombrables que les particules de poussière et de sable, qui apparaissent quand les bodhisattvas essaient de maîtriser d’innombrables enseignements afin de sauver les autres ; et les illusions sur la véritable nature de l’existence.
Trois Corps Trois sortes de Corps dont un bouddha est doté : le Corps du Dharma ou Loi ; le Corps de rétribution, qui désigne la sagesse ; le Corps de manifestation ou les actions bienveillantes d’un bouddha pour sauver les êtres vivants et la forme physique qu’il emprunte dans ce but. On considère généralement que les Trois Corps correspondent à trois types différents de bouddhas mais, dans le Sūtra du Lotus, ils sont présentés comme les trois aspects d’un même bouddha.
Trois critères de comparaison Trois critères énoncés par Tiantai pour affirmer la supériorité du Sūtra du Lotus sur tous les autres sūtras. Le premier critère consiste à savoir s’il existe un sūtra particulier permettant à tous les êtres vivants, quelles que soient leurs capacités, d’atteindre la bouddhéité. Le deuxième critère revient à déterminer si le processus d’enseignement, consistant à planter la graine de la bouddhéité dans la vie des êtres vivants pour les mener finalement à la bouddhéité, est révélé dans sa totalité. Le troisième critère consiste à savoir si la relation originelle entre maître et disciple est révélée. Le terme « maître » désigne, bien sûr, le Bouddha. Le Sūtra du Lotus révèle que Shakyamuni atteignit déjà l’illumination originelle du Bouddha dans le très lointain passé et que, depuis, il n’a jamais cessé d’instruire les êtres vivants.
Trois écoles de la Chine du Sud et sept écoles de la Chine du Nord Désignation par Tiantai des dix écoles ou systèmes majeurs de classification comparative des sūtras bouddhiques, employés par divers maîtres bouddhistes en Chine durant la période des dynasties du Nord et du Sud (Ve et VIe siècles). Bien que relevant d’organisations différentes, toutes ces écoles considéraient tantôt le Sūtra de la Guirlande de fleurs tantôt le Sūtra du Nirvana comme l’enseignement suprême parmi les enseignements du Bouddha. Tiantai réfuta leurs conclusions et démontra la supériorité du Sūtra du Lotus sur tous les autres sūtras.
Trois égalités Concept énoncé par Vasubandhu : égalité du véhicule, égalité du monde et du nirvana et égalité du corps. L’égalité du véhicule signifie que le Véhicule Unique et Suprême est également attribué à tous les êtres vivants, et que les trois véhicules sont réunis par le Sūtra du Lotus dans le Véhicule Unique et Suprême. L’égalité du monde et du nirvana signifie qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre le monde de l’illusion et le nirvana, ou l’illumination. L’égalité du Corps (du Bouddha) signifie que, bien que le Bouddha emprunte diverses formes pour sauver les êtres vivants, l’état de bouddha les imprègne tous. Vasubandhu établit ces trois approches pour montrer que le Sūtra du Lotus représente la Loi de l’égalité absolue.
Trois entraînements Trois disciplines qu’un pratiquant du bouddhisme doit maîtriser. Ce sont l’étude des préceptes ou discipline morale, la méditation ou discipline mentale, et la sagesse. On dit qu’ils englobent tous les aspects de la doctrine et de la pratique bouddhiques.
Trois Grandes Lois Cachées Principes fondamentaux du bouddhisme de Nichiren : l’objet de vénération ; l’invocation du Daimoku de Nam-myōhō-renge-kyō ; le lieu de culte où l’on récite le Daimoku devant l’objet de vénération.
Trois groupes d’auditeurs Disciples de Shakyamuni de capacités supérieure, intermédiaire et inférieure, dont il est prédit, dans la première moitié du Sūtra du Lotus, qu’ils atteindront la bouddhéité. Shariputra à lui seul constitue le premier groupe. Il fut le premier à comprendre le « remplacement des trois véhicules par le Véhicule Unique », enseigné par le Bouddha dans le deuxième chapitre, “Moyens opportuns”. Son illumination est prédite au troisième chapitre, “Analogies et paraboles”. Le deuxième groupe est constitué par Maudgalyayana, Mahakashyapa, Katyayana et Subhuti. Ils ont compris l’enseignement du Bouddha grâce à la parabole des trois chariots et de la maison en feu, relatée dans le chapitre “Analogies et paraboles”. Leur illumination est prédite dans le sixième chapitre, “La prophétie délivrée”. Dans le troisième groupe figurent notamment Purna, Ananda et Rahula, qui ont compris l’enseignement du Bouddha en apprenant leur relation avec Shakyamuni dans le très lointain passé, telle qu’elle est expliquée dans le septième chapitre, “La parabole de la cité illusoire”. Leur illumination est prédite dans les deux chapitres suivants.
Trois histoires Œuvres des trois rois : Yu de la dynastie des Xia, Tang de la dynastie des Yin (Shang) et Wen de la dynastie des Zhou.
Trois mauvaises voies Les mondes de la souffrance dans lesquels une personne tombe à titre de rétribution pour ses mauvaises actions : enfer, monde des esprits affamés et monde des animaux.
Trois métaphores de la fleur de lotus Métaphores utilisées par Tiantai pour clarifier la relation entre le Sūtra du Lotus (comparé au calice de lotus) et les enseignements provisoires (comparés à la fleur) et entre l’enseignement essentiel (le calice) et l’enseignement théorique (la fleur). La première relation est illustrée par les trois métaphores de l’enseignement théorique et la seconde, par les trois métaphores de l’enseignement essentiel.
Trois mille mondes en un instant de vie (jp. ichinen sanzen) Système philosophique établi par Tiantai. « Les trois mille mondes » indique les divers aspects et phases que la vie revêt à chaque instant. À chaque instant, la vie manifeste l’un des dix mondes (ou dix états). Chacun de ces mondes possède en soi le potentiel des dix autres, créant ainsi la possibilité de cent mondes. Chacun de ces cent mondes possède les dix facteurs et opère au sein des trois niveaux d’existence, ce qui conduit à trois mille mondes.
Trois mille règles de conduite Ou trois mille règles de comportement. Règles de discipline du Hinayana que les moines doivent observer. Les récits diffèrent sur la façon dont on parvient à trois mille. Selon une source, on obtient ce nombre en appliquant les deux cent cinquante préceptes (règles de discipline pour les moines du Hinayana ayant acquis l’ordination complète) à chacune des quatre activités de la vie quotidienne : marcher, se lever, s’asseoir et s’allonger. On parvient alors à un total de mille règles de conduite que l’on applique à chacune des trois phases de l’existence (passé, présent, avenir), ce qui amène un total de trois mille règles de conduite. Selon un autre récit, le nombre trois mille ne doit pas être pris à la lettre, mais signifie simplement un grand nombre.
Trois mille volumes ou plus d’écrits non bouddhiques Expression généralement utilisée pour désigner tout le corpus des écrits confucéens et taoïstes. Le nombre « trois mille ou plus » figure dans les classiques chinois. Il existe d’autres expressions similaires telles que les quelque trois mille volumes de littérature non bouddhique, les quelque trois mille volumes d’écrits confucéens et taoïstes, les quelque trois mille volumes de littérature confucéenne et taoïste, et les trois mille volumes d’écrits non bouddhiques.
Trois mystères Les trois mystères du corps, de la parole et de l’esprit. Terme employé par l’école ésotérique Shingon. Du point de vue de la pratique, le mystère du corps désigne la réalisation des mudra, gestes des mains et des doigts ; le mystère de la parole concerne la récitation des mantras (formules secrètes) ; et le mystère de l’esprit concerne la méditation sur un mandala ésotérique ou sur l’un des personnages qu’il représente. L’école Shingon enseigne que, grâce à ces pratiques, le corps, la parole et l’esprit d’un homme du commun sont unis à ceux du bouddha Mahavairochana, ce qui lui permet d’atteindre la bouddhéité en cette vie.
Trois niveaux d’existence Composant du principe des trois mille mondes en un instant de vie. Trois angles sous lesquels est appréhendé l’être vivant : l’angle des cinq composants (forme, perception, conception, volition et conscience) qui constituent un être vivant ; l’angle des êtres vivants et de leur interaction dans leur milieu ; l’angle de l’environnement dans lequel réside l’être vivant.
Trois obéissances Code de conduite qui exigeait que les femmes obéissent à leurs parents dans l’enfance, à leur mari après le mariage, et à leurs fils dans la vieillesse. Avec les cinq obstacles, ces trois obéissances étaient considérées comme des entraves auxquelles les femmes étaient nécessairement confrontées.
Trois obstacles et quatre démons Obstacles et entraves à la pratique du bouddhisme. Les trois obstacles sont : les désirs terrestres ; le karma, qui peut aussi faire référence à l’opposition du conjoint ou des enfants ; la rétribution, qui peut correspondre aussi aux obstacles causés par ceux dont chacun dépend, par exemple son souverain ou ses parents. Les quatre démons sont : l’entrave des cinq composants ; l’entrave des désirs terrestres ; l’entrave de la mort (en ce que la mort prématurée d’un pratiquant entrave sa pratique du bouddhisme ou peut entraver celle d’un autre pratiquant car elle l’amène à douter) ; l’obstacle du roi-démon.
Trois phases de l’existence Passé, présent et avenir. Trois aspects de l’éternité de la vie, reliés par la loi de cause à effet.
Trois poisons Avidité, haine et ignorance : les maux fondamentaux inhérents à la vie, qui engendrent la souffrance humaine. On considère aussi qu’ils constituent trois des six désirs terrestres les plus fondamentaux.
Trois preuves Preuve textuelle, preuve doctrinale et preuve factuelle.
Trois puissants ennemis Ou trois sortes d’ennemis. Trois types de personnes qui persécutent ceux qui propagent le Sūtra du Lotus après la disparition du Bouddha. Ils sont décrits dans le chapitre “Exhortation à la persévérance” de ce Sūtra. Ce sont : les laïcs qui ignorent le bouddhisme, dénigrent les pratiquants du Sūtra du Lotus et les attaquent à coups de sabre et de bâton ; les moines arrogants et sournois qui dénigrent les pratiquants ; les moines respectés par la population qui, redoutant de perdre gloire et profit, incitent les autorités séculières à persécuter les pratiquants du Sūtra.
Trois récits Un des textes anciens mentionnés dans les premiers écrits chinois. On dit que les Trois récits furent composés au temps des trois souverains sages mythiques, Fu Xi, Shen Nong et Huangdi (l’Empereur Jaune) pour rapporter leurs actions. Aucune version n’est parvenue jusqu’à nous et on ignore si ce texte a réellement existé, et quelle était sa forme ou son contenu. On associe souvent les Trois récits avec les Cinq canons, où il est question des cinq empereurs, ou cinq souverains sages mythiques, qui succédèrent aux trois souverains précédemment mentionnés. Ces deux textes réunis sont alors appelés « Les Trois récits, les Cinq canons » ou, selon le Dictionnaire français de la langue chinoise (Institut Ricci), « Éminents Classiques ».
Trois rois Fondateurs des trois dynasties, Xia, Yin (Shang) et Zhou, en Chine. On dit qu’ils ont mis au point des modèles de gouvernement.
Trois sages Trois hommes sages de la Chine ancienne. Laozi, Confucius et Yan Hui, premier disciple de Confucius.
Trois sortes de clairvoyance La capacité à connaître le passé, à prévoir l’avenir et à éradiquer les illusions, pouvoirs que l’on prête aux bouddhas et aux arhat.
Trois sortes de méditations Méditations présentées dans le Trésor de l’analyse de l’Abhidharma. La première est une méditation enchaînée et entravée par les désirs terrestres, destinée aux laïcs ; la deuxième est destinée aux laïcs très avancés dans la pratique bouddhique mais dont la méditation n’est pas encore affranchie des illusions terrestres et des désirs ; et la troisième, qui permet d’acquérir la sagesse totalement affranchie des illusions et des désirs terrestres, s’adresse à ceux qui sont devenus moines.
Trois souverains Il s’agit de Fu Xi, Shen Nong et Huangdi (l’Empereur Jaune), souverains légendaires de la Chine ancienne. On considère généralement qu’ils ont respectivement inventé la pêche, l’agriculture et la médecine. Dans ses écrits, Nichiren cite souvent Shen Nong et Huangdi comme des maîtres de la médecine, et présente les règnes de Fu Xi et de Shen Nong comme un âge où fut instaurée une société idéale. Voir Trois Récits.
Trois sūtras de la Terre pure Trois sūtras fondamentaux de l’école de la Terre pure (jp. Jōdo) : le Sūtra du bouddha Vie-infinie, le Sūtra de la méditation sur le bouddha Vie-infinie, et le Sūtra d’Amida.
Trois sūtras du Shingon Ou trois principaux sūtras du Shingon. Le Sūtra de Mahavairochana, le Sūtra de la couronne de diamants et le Susiddhikara-sūtra. Ces sūtras sont révérés par l’école Shingon et dans l’ésotérisme Tendai.
Trois transgressions capitales Trois transgressions capitales commises par Devadatta. Elles représentent trois des cinq transgressions capitales : provoquer la discorde dans la Communauté bouddhiste, blesser un bouddha, tuer un arhat.
Trois trésors Les trois piliers du bouddhisme : le Bouddha, la Loi (les enseignements du Bouddha), et la Communauté bouddhiste.
Trois véhicules Enseignements destinés aux auditeurs, aux bouddhas-pour-soi et aux bodhisattvas. Le véhicule désigne un enseignement qui « transporte » jusqu’à un état donné. Le terme « trois véhicules » est utilisé par contraste avec le Véhicule Unique, ou véhicule qui transporte tous les êtres vivants vers la bouddhéité. Dans le Sūtra du Lotus, les trois véhicules sont englobés et unis dans le Véhicule Unique.
Trois vertus 1) Vertus de souverain, maître et parent, attributs caractéristiques d’un bouddha. La vertu de souverain est le pouvoir de protéger tous les êtres vivants, la vertu de maître est la sagesse de les instruire et de les mener à l’illumination, et la vertu de parent correspond à la compassion qui conduit à les nourrir et à soutenir leur existence. 2) Les trois vertus du Corps du Dharma, la vertu de la sagesse et la vertu de l’émancipation (vertus détenues par un bouddha). Le Corps du Dharma est la vérité à laquelle un bouddha s’est éveillé ; la sagesse est la capacité de s’éveiller à cette vérité ; et l’émancipation est l’état où l’on est libéré des souffrances des naissances et des morts.
Trois vêtements ou habits de moine et un bol d’aumônes Trois sortes d’habits portés par un moine selon le temps ou l’occasion. Avec le bol du mendiant, ou bol d’aumône, c’est tout ce qu’un moine était autorisé à posséder. À l’origine, les trois habits symbolisaient une vie monacale ascétique, libérée des attachements séculiers. Ils étaient alors uniquement composés de haillons. Mais ils évoluèrent avec la propagation du bouddhisme au point que certains moines au Japon finirent par porter des robes de soie, de brocart ou d’autres tissus luxueux.
Trois voies Désirs terrestres, karma et souffrance. On les appelle « voies » parce que l’une mène à l’autre. Les désirs terrestres, qui comprennent l’avidité, la haine, l’ignorance, l’arrogance et le doute, inspirent des actions qui créent un mauvais karma. L’effet de ce mauvais karma se manifeste alors sous forme de souffrance. La souffrance aggrave les désirs terrestres, menant à des actions encore plus malencontreuses, ce qui en retour engendre encore plus de mauvais karma et de souffrance.
Trône de lion Ou siège de lion. Lieu où s’assied un bouddha, ainsi appelé parce que les bouddhas sont comparés à des lions.
Troubles de l’ère Jōkyū Combat qui éclata entre la Cour impériale et le shogunat de Kamakura, en 1221, pendant la période de Jōkyū. L’empereur retiré Gotoba, ainsi que deux autres empereurs retirés tentèrent de mettre un terme à la domination du régent, Hōjō Yoshitoki. Mais les forces impériales furent vaincues. Le shogunat destitua l’empereur en place pour en placer un nouveau sur le trône et exila les empereurs retirés sur des îles lointaines.
Tsukushi Région qui comprend les provinces de Chikuzen et Chikugo à Kyūshū, île du sud du Japon. Ce nom désigne également l’île de Kyūshū dans son intégralité.
Tsushima Petite île du sud du Japon. Lors du dixième mois de 1274, les Mongols lancèrent une attaque militaire massive contre cette île et contre l’île d’Iki.