Qilin (ch.) Bête sauvage légendaire de la Chine ancienne, ressemblant à un cheval fougueux et annonçant la venue d’un sage.
Quarante-deux niveaux d’ignorance 1) Différentes sortes d’illusions associées aux quarante-deux dernières étapes de la pratique de bodhisattva, depuis les dix étapes de la sécurité jusqu’à l’étape la plus élevée, celle de l’illumination parfaite. 2) Troisième des « trois catégories d’illusions ». Ce sont les illusions sur la véritable nature de la vie, qui empêchent les bodhisattvas d’atteindre l’illumination. On appelle obscurité fondamentale la dernier de ces quarante-deux niveaux d’ignorance, celui dont les racines sont les plus profondes. Selon les enseignements de Tiantai, on atteint l’illumination en éradiquant ces niveaux successifs d’ignorance et en se libérant totalement de l’obscurité fondamentale.
Quarante-huit vœux Vœux que le bouddha Amida aurait prononcés alors qu’il se livrait encore à la pratique de bodhisattva, en tant que bodhisattva Trésor-du-Dharma. Parmi ces vœux, l’école de la Terre pure privilégie le dix-huitième, selon lequel tous ceux qui croient dans le bouddha Amida et récitent le Nembutsu parviendront à renaître dans la Terre pure. Voir aussi Dix-huitième vœu.
Quartier général de Dazaifu C’était le centre administratif de Kyūshū, Iki et Tsushima, et servait de point de communication pour les affaires étrangères et de point de ralliement en cas d’invasion étrangère. Durant l’attaque de 1274, ce fut un point de défense central contre les Mongols. Même après la fin de l’attaque, nombreux furent les guerriers envoyés depuis tout le pays à Tsukushi ou Kyūshū, pour assurer la protection de ces lieux en cas de deuxième attaque.
Quatorze offenses Quatorze attitudes à éviter dans la pratique bouddhique : l’arrogance, la négligence, une conception erronée du soi, une compréhension superficielle, l’attachement aux désirs terrestres, l’incompréhension, l’incroyance, une attitude renfrognée, les doutes, la calomnie, le mépris, la haine, l’envie, la rancune.
Quatre aînés aux cheveux blancs Ou Quatre aînés aux cheveux blancs du mont Shang. Il s’agit du maître Dong Yuan, de l’érudit Luli, de Qi Liji et du maître Xia Huang. Ils vivaient reclus sur le mont Shang, en Chine, à l’époque troublée de la fin de la dynastie des Jin. L’homme d’État Zhang Liang les convainquit de quitter leur retraite pour venir à la cour de la dynastie des Han, qui venait d’être fondée. Ils y apportèrent leur soutien à l’héritier officiel, le fils que l’empereur Gaozu avait eu de son épouse Lu. Accédant par la suite au trône, ce fils devint l’empereur Hui et régna de l’an 194 à l’an 188 avant notre ère.
Quatre bodhisattvas En bouddhisme, cette appellation renvoie à différents contextes. Il peut s’agir notamment des quatre guides des bodhisattvas sortis de la terre, décrits dans le chapitre “Surgir de terre” du Sūtra du Lotus : Pratiques-Supérieures, Pratiques-Sans-Limites, Pratiques-Pures et Pratiques-Solidement-Établies.
Quatre catégories de bouddhistes Voir Quatre sortes de croyants.
Quatre catégories de croyants Voir Quatre sortes de croyants.
Quatre cieux de méditation Les quatre cieux qui constituent le monde de la forme. Considérés individuellement, ils sont simplement appelés premier ciel de la méditation, deuxième ciel de la méditation, et ainsi de suite dans un ordre ascendant, en termes d’espace et de qualité. Ces quatre cieux de la méditation sont sous-divisés en dix-huit cieux. Quand une personne se libère des illusions du monde du désir, par la pratique des quatre étapes de la méditation, elle peut renaître dans ces quatre cieux de la méditation.
Quatre continents Continents situés respectivement à l’est, à l’ouest, au nord et au sud du mont Sumeru, selon l’ancienne vision indienne du monde. Il s’agit de Purvavideha à l’est, Aparagodaniya à l’ouest, Uttarakuru au nord, et Jambudvipa au sud.
Quatre dettes de reconnaissance Dettes envers les parents, l’ensemble des êtres vivants, au souverain et aux Trois Trésors : le Bouddha, la Loi (les enseignements du Bouddha) et la Communauté bouddhiste. La définition des quatre dettes de reconnaissance varie selon les sources.
Quatre éléments Les quatre premiers des cinq éléments : la terre, l’eau, le feu, le vent et l’espace.
Quatre enseignements de la doctrine Ou quatre enseignements. Classification établie par Tiantai des enseignements de Shakyamuni en fonction de leur contenu. Il s’agit des enseignements des Trois Corbeilles et des enseignements intermédiaires, spécifiques et parfaits.
Quatre étapes de l’éveil au Hinayana Ou quatre étapes de l’éveil dans le bouddhisme Hinayana. Quatre niveaux d’éveil que les auditeurs cherchent à atteindre. En ordre croissant, il s’agit de : l’étape de celui qui entre dans le courant (skt. srota-apanna) ; l’étape de celui qui ne revient [dans ce monde] qu’une fois (sakridagamin) ; l’étape de celui qui ne revient jamais (anagamin) ; l’étape de l’arhat. L’étape de celui qui entre dans le courant concerne celui qui entre dans le courant des sages (le fleuve menant au nirvana) après avoir éradiqué les illusions de la pensée dans le monde des trois plans. L’étape de celui qui ne revient qu’une fois concerne celui qui a éradiqué six des neuf illusions du désir dans le monde des désirs. En raison des illusions restantes, il naîtra ensuite dans le ciel, puis une nouvelle fois dans le monde humain, avant d’entrer en nirvana ; c’est pourquoi on dit qu’il ne revient qu’une fois. Celui qui a atteint l’étape où l’on ne revient jamais a éliminé les trois autres illusions du désir et ne renaîtra pas dans le monde du désir. Enfin, celui qui a atteint l’étape de l’arhat a éliminé toutes les illusions de la pensée et du désir et s’est affranchi de la transmigration dans le monde des trois plans, ou des six voies.
Quatre étapes de la foi Étapes de la foi pour ceux qui ont adopté le Sūtra du Lotus du vivant de Shakyamuni. Tiantai formula ce principe à partir du chapitre “Distinctions des bienfaits” du Sūtra du Lotus. Ce sont : croire ou comprendre, ne serait-ce qu’un seul instant, le Sūtra ; avoir une compréhension générale de la portée des mots du Sūtra ; exposer largement son enseignement aux autres ; s’éveiller à la vérité exposée par le Bouddha avec une foi profonde.
Quatre étapes de la méditation Quatre niveaux de méditation qui permettent aux personnes vivant dans le monde des désirs de rejeter les illusions et de renaître dans les quatre cieux de la méditation, au sein du monde de la forme. La première méditation mène au premier ciel, et ainsi de suite. Les quatre cieux de la méditation sont aussi considérés comme quatre niveaux de conscience que l’on peut atteindre en pratiquant la méditation correspondante.
Quatre fautes majeures Ou quatre fautes impardonnables, à savoir : tuer, voler, avoir des relations sexuelles illicites et mentir (en feignant notamment d’avoir atteint un certain niveau de pénétration spirituelle et de compréhension). Pour les moines, ces graves transgressions sont sanctionnées par l’expulsion immédiate de la Communauté bouddhiste.
Quatre grands auditeurs Maudgalyayana, Mahakashyapa, Katyayana et Subhuti. Il est prédit qu’ils atteindront la bouddhéité dans le chapitre “La prophétie délivrée” du Sūtra du Lotus.
Quatre kalpa Quatre périodes correspondant aux quatre étapes dans le cycle formation, stabilité, déclin et destruction, auquel un monde était censé être éternellement soumis.
Quatre mers Ou quatre grands océans. Mers extérieures entourant le mont Sumeru, que l’on situait au centre du monde. Elles s’étendaient dans les quatre directions, au nord, à l’est, au sud et à l’ouest. L’expression « quatre mers » peut aussi désigner tout un pays ou le monde dans sa totalité.
Quatre modes de naissance Classification des façons de venir à l’existence, soit : naître d’une matrice, comme dans le cas des mammifères ; naître d’un œuf, comme dans le cas des oiseaux ; naître de l’humidité et de la moisissure, ce qui était censé être le cas des vers, et naître par transformation, c’est-à-dire naître spontanément sans matrice, œuf ou humidité, comme dans le cas des divinités et des êtres résidant dans les enfers.
Quatre nobles mondes Les quatre mondes les plus élevés parmi les dix mondes (ou dix états) : ceux des auditeurs, des bouddhas-pour-soi, des bodhisattvas et des bouddhas. Ces quatre nobles mondes sont aussi considérés comme des états où, afin de parvenir à l’autonomie, on s’efforce de transcender l’incertitude des six voies, ou six mondes inférieurs, dominés par les désirs terrestres et régis par un environnement toujours changeant.
Quatre nobles vérités Doctrine fondamentale du bouddhisme éclairant la cause de la souffrance et le moyen de s’en libérer. Il s’agit de la vérité de la souffrance, de celle de l’origine de la souffrance, de celle de la cessation de la souffrance et de celle de la voie vers la cessation de la souffrance. On les présente plus spécifiquement ainsi : toute existence est souffrance ; la souffrance est causée par les désirs égoïstes ; l’éradication des désirs égoïstes conduit à la cessation de la souffrance et permet d’atteindre le nirvana ; il y a une voie pour parvenir à cette éradication : la discipline de l’octuple voie. Cette voie comprend : la vision ou compréhension juste ; la pensée juste ; la parole juste ; l’action juste ; le mode de vie juste ; l’effort juste ; l’attention juste ; la concentration juste.
Quatre océans Voir Quatre mers.
Quatre pratiques paisibles Œuvre de Nanyue. Le titre complet est Sur les pratiques paisibles du Sūtra du Lotus. On y explique les pratiques exposées dans ce Sūtra, tout particulièrement celles du chapitre “Les pratiques paisibles”. Les quatre pratiques paisibles correspondent aux actions, paroles, pensées, et vœux émis dans ce chapitre.
Quatre rangs de bodhisattvas Bodhisattvas qui adoptent et propagent l’enseignement correct après la disparition du Bouddha. Ils tiennent lieu de maîtres bouddhistes en qui les êtres humains peuvent se fier. Ils sont aussi présentés comme les bodhisattvas qui suivent les quatre règles : s’appuyer sur la Loi et non sur la personne ; s’appuyer sur la signification de l’enseignement et non sur les mots ; s’appuyer sur la sagesse et non sur une pensée discriminatoire ; s’appuyer sur les sūtras complets et définitifs et non sur les sūtras incomplets et non définitifs. Des expressions telles que « les bodhisattvas aux quatre règles » et « les sages aux quatre règles » servent souvent à désigner les bodhisattvas et les sages apparus dans le monde après la disparition du Bouddha et qui propagent ses enseignements en se conformant aux quatre règles. Parmi ces bodhisattvas figurent notamment Nagarjuna et Vasubandhu.
Quatre rangs de sages Maîtres bouddhistes auxquels les hommes du commun peuvent se fier. Les quatre rangs correspondent à quatre niveaux de compréhension, mais on utilise souvent l’expression « quatre rangs de sages » comme un terme générique pour désigner l’ensemble de ces maîtres bouddhistes, quel que soit leur niveau de compréhension.
Quatre rois célestes Les rois célestes Dhritarashtra, Virupaksa, Vaishravana et Virudhaka. Ce sont les seigneurs des quatre points cardinaux, généraux au service de Shakra, qui protègent les quatre continents. On disait qu’ils vivaient à mi-pente, sur les quatre versants du mont Sumeru.
Quatre rois-qui-font-tourner-la-roue Il s’agit du roi-qui-fait-tourner-la-roue-d’or, du roi-qui-fait-tourner-la-roue-d’argent, du roi-qui-fait-tourner-la-roue-de-cuivre et du roi-qui-fait-tourner-la-roue-d’acier. Lorsque l’un de ces quatre souverains sages accède au trōne, le Ciel lui attribue une roue. En l’actionnant, le roi-qui-fait-tourner-la-roue avance librement, sans entrave, et établit la paix.
Quatre saveurs Les quatre premières des cinq saveurs : lait frais, crème, lait caillé, beurre et ghee (le beurre clarifié le plus raffiné). Tiantai utilisa cette métaphore des cinq saveurs pour expliquer les cinq périodes de l’enseignement de Shakyamuni : périodes Kegon, Agama, Vaipulya, de la Sagesse, et période du Lotus et du Nirvana. Selon Tiantai, le bouddha Shakyamuni instruisit ses disciples pour qu’ils développent graduellement leurs capacités, selon un processus comparable à la conversion du lait en ghee. Les quatre saveurs désignent tous les sūtras enseignés avant la période du Lotus et du Nirvana, c’est-à-dire les enseignements antérieurs au Sūtra du Lotus. Le ghee représente le Sūtra du Lotus.
Quatre saveurs et trois enseignements Ou les quatre goûts et les trois enseignements. Terme utilisé pour désigner l’ensemble des enseignements exposés avant le Sūtra du Lotus. Les quatre saveurs sont les quatre premières des cinq saveurs (lait frais, crème, lait caillé, beurre et ghee). Les trois enseignements sont les trois premiers des quatre enseignements de la doctrine qui sont les enseignements des Trois Corbeilles, et les enseignements intermédiaires, spécifiques et parfaits.
Quatre sortes de croyants Ou quatre sortes de bouddhistes, quatre catégories de bouddhistes, ou encore quatre catégories de croyants. Ce sont les moines, les nonnes et les laïcs, hommes et femmes.
Quatre sortes de sages Les bouddhas, les bodhisattvas, les bouddhas-pour-soi et les arhat.
Quatre sortes de terres Classification des différentes sortes de terres mentionnées dans les sūtras, à savoir : la Terre des sages et des hommes du commun, également appelée Terre des êtres éveillés et des ignorants, où les hommes du commun des six mondes inférieurs côtoient les sages des quatre nobles mondes (depuis les auditeurs jusqu’aux bouddhas) ; la Terre de la transition, peuplée par les auditeurs, les bouddhas-pour-soi, et les bodhisattvas aux stades inférieurs ; la Terre de la rétribution réelle, monde habité par les bodhisattvas aux stades les plus élevés ; la Terre de la lumière éternellement paisible, Terre de bouddha libérée de l’impermanence et de l’impureté.
Quatre Vedas Les quatre principaux écrits du brahmanisme : le Rigveda, le Yajurveda, le Samaveda et l’Atharvaveda.
Quatre vertus incommensurables La bienveillance (donner aux êtres vivants plaisir ou bonheur), la compassion (ôter leur souffrance), la joie (se réjouir de les voir se libérer de la souffrance) et l’équanimité sans limite (renoncer à l’attachement, à l’amour et à la haine pour se montrer impartial envers tous).
Quatre vertus ou qualités du Bouddha L’éternité, le bonheur, le véritable soi et la pureté.
Quatre voies mauvaises Domaines où l’on souffre à cause d’un mauvais karma ; l’enfer et les mondes des esprits affamés, des animaux et des asura.
Quatre-vingt mille enseignements Ou quatre-vingt-quatre mille enseignements. Intégralité du corpus des enseignements exposés par le bouddha Shakyamuni au cours de sa vie. Le nombre le plus fréquemment cité est quatre-vingt-quatre mille. Ces nombres ne doivent pas être pris à la lettre. Ils signifient simplement « une multitude ».
Quatre-vingts signes secondaires Qualités distinctives des bouddhas et des bodhisattvas.
Quatre-vingt-quinze écoles non bouddhiques Ou quatre-vingt-quinze écoles du brahmanisme. Écoles brahmanes au temps de Shakyamuni. On ignore leurs noms et leurs doctrines spécifiques. Selon une autre source, il y en aurait eu quatre-vingt-seize.
Quinze grands temples Temples les plus importants des périodes de Nara (710-794) et de Heian (794-1185) parmi lesquels figurent notamment les sept temples principaux. Voir aussi Sept temples majeurs de Nara.