Soka Gakkai Bibliothèque du bouddhisme de Nichiren

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Glossaire M

Madhyantika Disciple d’Ananda. Il est considéré comme le troisième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni.

Mahadeva Moine qui vécut environ cent ans après Shakyamuni. Il avança ses propres conceptions au sujet du bouddhisme, et la controverse qui s’ensuivit provoqua rapidement un schisme au sein de la Communauté bouddhiste.

Mahakashyapa Également connu sous le nom de Kashyapa. Un des dix principaux disciples de Shakyamuni, il était connu pour sa supériorité en matière de pratiques ascétiques. Après la disparition de Shakyamuni, il devint le responsable de la Communauté bouddhiste.

Mahaprajapati Également connue sous le nom de Gautami ou Gotami. Mère nourricière de Shakyamuni et sœur cadette de Maya, la véritable mère de Shakyamuni. Mahaprajapati éleva Shakyamuni à la mort de Maya, peu après sa naissance. Par la suite, elle devint la première nonne admise dans la Communauté bouddhiste.

Mahasattva (skt.) « Grand être », qualifie un bodhisattva très avancé sur la Voie.

Mahavairochana Souvent appelé l’Ainsi-Venu Mahavairochana. Bouddha mentionné dans le Sūtra de Mahavairochana et le Sūtra de la couronne de diamants, vénéré par les croyants de l’enseignement ésotérique qui le considèrent comme le Corps du Dharma, personnifant la vérité immuable de tous les phénomènes et la source d’où jaillissent tous les bouddhas et bodhisattvas.

Mahayana Enseignement du Grand Véhicule qui stipule que la bouddhéité est accessible à tous et vise le salut de tous les êtres vivants. La pratique de bodhisattva y est présentée comme un moyen d’atteindre l’illumination à la fois pour soi-même et pour les autres, par opposition au Hinayana, enseignement qui, du point de vue mahayanique, ne vise qu’au salut personnel ou à l’atteinte du stade d’arhat.

Mahayana provisoire (les enseignements provisoires du Mahayana) Enseignements du Mahayana destinés, selon certains courants du Tendai et selon le bouddhisme de Nichiren, à mener les êtres vivants vers le véritable enseignement du Mahayana, le Sūtra du Lotus. Les enseignements provisoires du Mahayana ne révèlent, selon ces écoles, que des aspects partiels de la vérité à laquelle le Bouddha s’est éveillé.

Maheshvara Divinité qui règne sur le système de mondes majeurs. C’était à l’origine l’une des divinités majeures de l’hindouisme. Son nom signifie « Dieu de la grande liberté ».

Maints-Trésors Bouddha qui apparaît assis dans la Tour aux trésors, lors de la Cérémonie dans les Airs, où il authentifie les enseignements de Shakyamuni contenus dans le Sūtra du Lotus. Selon le chapitre “L’apparition de la Tour aux trésors” du Sūtra du Lotus, il vit dans le monde Pureté-du-Trésor, à l’est. Alors qu’il se livre encore à la pratique de bodhisattva, il fait le serment que, même après son accession au nirvana, il apparaîtra dans la Tour aux trésors pour attester la validité du Sūtra du Lotus, partout où il sera enseigné.

Maître de la discipline Moine adepte des règles de discipline bouddhique qui observe les préceptes. « Maître de la discipline » était aussi une fonction officielle au sein du clergé. Un moine auquel le gouvernement octroyait ce titre avait pour rôle d’instruire les moines et les nonnes. Le titre de « Maître de la discipline » fut aussi utilisé comme un simple titre honorifique.

Maître de méditation Moine qui a atteint le stade de méditation où l’on peut concentrer son esprit sur un point et maintenir cet état de concentration afin d’éradiquer les illusions et contempler la vérité. Le titre de « Maître de méditation » a souvent une valeur honorifique, comme « Maître du Dharma » et « Maître de la discipline ».

Maître des Trois Corbeilles Titre honorifique attribué à ceux qui connaissaient bien les trois divisions du canon bouddhique. Il fut souvent décerné à d’éminents moines chinois ainsi qu’aux moines de l’Inde et de l’Asie centrale qui se rendirent en Chine et traduisirent des écrits bouddhiques en chinois.

Maître du Dharma Moine versé dans les enseignements bouddhiques qui enseigne la doctrine. Ici, Dharma désigne les enseignements bouddhiques. Le titre de « Maître du Dharma » a souvent été utilisé comme un simple titre honorifique.

Maître-de-la-Médecine (skt. Bhaisajyaguru) Bouddha de la médecine ou bouddha de la guérison. Bouddha du monde de l’émeraude pure, à l’est. Il est aussi connu sous le nom de bouddha de la région de l’Est ou Ainsi-Venu de la région de l’Est. En tant que bodhisattva, il émet douze vœux pour guérir toutes les maladies et mener tous les êtres vivants à l’illumination. La croyance en ce bouddha était répandue aussi bien en Chine qu’au Japon, et il fit l’objet de nombreuses statues.

Maitreya Bodhisattva qui, selon les prédictions, devait succéder à Shakyamuni. Il serait né de nouveau dans le ciel Tushita et résiderait dans la cour intérieure de ce ciel, d’où il exposerait l’enseignement auprès des êtres célestes. On dit qu’il réapparaîtra en ce monde cinq mille six cent soixante-dix millions d’années après la disparition du bouddha Shakyamuni pour sauver les êtres vivants. On le considère traditionnellement comme le maître d’Asanga, érudit de la doctrine du rien-que-conscience qui, grâce à ses pouvoirs surnaturels, serait parvenu à accéder au ciel Tushita afin d’y être instruit par ce bodhisattva. Mais certains érudits considèrent aujourd’hui qu’Asanga eut en fait pour maître un personnage historique, qui portait également le nom de Maitreya.

Mandala (skt.) Objet de vénération où figurent des bouddhas, des bodhisattvas et d’autres personnages, ou bien la doctrine mystique. Dans sa traduction chinoise, ce mot signifie « parfaitement doté » ou « bouquet de bienfaits ». Dans les écrits de Nichiren, on qualifie aussi le Gohonzon de mandala parce qu’il concrétise toutes les pratiques de tous les bouddhas et les vertus qui en résultent.

Mandala du Plan du diamant Ou mandala du royaume du diamant. Mandala de l’école Shingon. Le Plan du diamant, décrit dans le Sūtra de la couronne de diamants, représente la sagesse du bouddha Mahavairochana.

Mandala du Plan de la matrice Ou mandala du domaine de la matrice. Un des deux mandalas de l’école ésotérique Shingon, l’autre étant le mandala du Plan du diamant. Fondé sur le Sūtra de Mahavairochana, il représente le principe fondamental de l’univers, c’est-à-dire le Corps du Dharma du bouddha Mahavairochana. Les mandalas du Plan du diamant et du Plan de la matrice sont au cœur des rituels ésotériques de l’école Shingon.

Mani (skt.) Joyau. Le joyau mani correspond aussi à une sorte particulière de joyau qui aurait le pouvoir d’ôter la souffrance, de clarifier l’eau boueuse, et de guérir les maladies.

Manifestations du Bouddha Appelées aussi « les bouddhas à travers leurs manifestations » ou, plus simplement, « les manifestations ». Bouddhas qui sont des manifestations distinctes d’un véritable bouddha. Selon les croyances du Mahayana, un véritable bouddha peut fractionner son corps à l’infini et apparaître instantanément dans d’innombrables mondes afin de sauver les personnes qui s’y trouvent. Telle est l’origine de l’expression « les bouddhas à travers leurs manifestations dans les dix directions » et d’autres formules similaires. Dans le chapitre “L’apparition de la Tour aux trésors” du Sūtra du Lotus, Shakyamuni convoque les bouddhas qui sont ses émanations dans les dix directions.

Manjusri Dirigeant des bodhisattvas de l’enseignement théorique. Il représente les vertus de la sagesse et de l’illumination et, avec le bodhisattva Sagesse-Universelle, il est décrit dans les sūtras comme l’un des deux bodhisattvas qui servent le bouddha Shakyamuni.

Mantra (skt.) Formule composée de syllabes ou de mots secrets auxquels on prête des pouvoirs mystiques. Les mantras sont employés dans la pratique et le rituel du bouddhisme ésotérique, où ils sont censés contribuer à l’union avec le bouddha Mahavairochana. Le mot sanskrit « mantra » a été traduit en chinois par « parole vraie » (jp. shingon).

Marichi Dieu qui personnifiait probablement à l’origine les rayons du soleil. Le bouddhisme le présente généralement comme un vassal du dieu du soleil. On lui prêtait le pouvoir de devenir invisible et de vaincre un ennemi sans se faire capturer. Il fut ainsi tout particulièrement vénéré par les samouraïs au Japon. Il prend parfois la forme d’une divinité féminine, sur certaines statues et dans certains écrits.

Masakado (?-940) Taira no Masakado, valeureux guerrier du clan Taira qui exerça un grand pouvoir dans l’est du Japon. Il attaqua le poste du gouvernement dans la région du Kantō et s’attribua le titre de « nouvel empereur ». Mais, peu après, ses forces furent mises en déroute et il fut tué par son cousin, Taira no Sadamori, avec le soutien de Fujiwara no Hidesato.

Matanga Voir Kashyapa Matanga.

Maudgalyayana Un des dix principaux disciples de Shakyamuni, connu pour sa suprématie en matière de pouvoirs transcendantaux. Né dans une famille brahmane, au Magadha, c’était un ami proche de Shariputra depuis l’enfance. Tous deux furent d’abord disciples de Sanjaya Belatthiputta, un des six maîtres non bouddhistes, puis devinrent disciples de Shakyamuni.

Méditation du Lotus Méditation fondée sur le Sūtra du Lotus.

Méditation en cinq parties Pratiques de méditation ésotériques consistant à : percevoir l’esprit de l’illumination ; éveiller l’esprit de l’illumination ; développer un esprit solide comme un diamant ; acquérir un corps solide comme un diamant ; acquérir le corps d’un bouddha.

Méditation parfaite Une des trois sortes d’entraînement, fondée sur l’enseignement de l’illumination parfaite et immédiate, enseignement qu’on trouve dans le Sūtra du Lotus, ainsi que sur la sagesse parfaite et les préceptes parfaits. Selon Tiantai, la méditation parfaite correspond à la méditation sur la véritable nature de la vie ou à la doctrine des trois mille mondes en un instant de vie, issue du Sūtra du Lotus.

Méditation qui s’imprime sur l’océan Sorte de méditation exposée dans le Sūtra de la Guirlande de fleurs. Dans cette méditation, tous les phénomènes des trois phases de l’existence apparaissent clairement à l’esprit, de même que tout se reflète à la surface de l’océan quand l’eau est calme.

Méditation sur les cinq éléments Forme de méditation ésotérique visant à éveiller au fait que le soi et l’environnement sont également composés des cinq éléments (terre, eau, feu, vent et espace) ; que les cinq parties du corps (sommet du crâne, visage, poitrine, abdomen et genoux) sont régies par les cinq syllabes du mantra ésotérique, avarahakha ; et que notre propre vie est en définitive l’un des cinq bouddhas qui incarnent les cinq aspects de la sagesse du bouddha Mahavairochana.

Même-Naissance et Même-Nom Deux divinités qui sont censées reposer sur nos épaules depuis le moment de notre naissance et rapportent nos actions au ciel. Elles symbolisent le fonctionnement de la loi de cause et effet tel que l’expose le bouddhisme. Même-Naissance signifie « naître en même temps » et Même-Nom « porter le même nom ».

Mémoires historiques Ouvrage de Sima Qian de la dynastie des Han antérieurs, premier grand historien chinois. Cette œuvre, composée de cent trente volumes, fut achevée en 91 avant notre ère. Elle dépeint l’histoire depuis Huangdi (l’Empereur Jaune), jusqu’à l’empereur Wu de la dynastie des Han antérieurs. Cette œuvre fut tenue par la suite en haute estime par les historiens chinois, qui la considéraient comme un modèle en matière de mémoires historiques. Son titre original en chinois est Shiji.

Mère-des-Enfants-Démons Démone présentée comme la fille d’une démone yaksha de Rajagriha. On dit qu’elle offrait les bébés des autres à manger à ses propres enfants. Dans le chapitre “Dharani” du Sūtra du Lotus, avec les dix filles rakshasa, elle émit cependant le vœu de protéger les pratiquants du Sūtra du Lotus.

Merveilleux-Ornement Roi présenté dans le chapitre “Les actes antérieurs du roi Merveilleux-Ornement” du Sūtra du Lotus. À l’origine adepte du brahmanisme, il fut poussé par sa femme Pure-Vertu et ses deux fils, Pure-Resserre et Pure-Vision, à rencontrer le Bouddha, et finalement rejoignit la Communauté bouddhiste avec son épouse, ses deux fils et beaucoup d’autres.

Miaole (711-782) Également connu sous le nom de Chanjan, le Vénérable Jingxi, le Grand Maître Jingxi, et le Grand Maître Miaole. Sixième patriarche de l’école Tiantai (jp. Tendai), si l’on inclut dans cette liste Tiantai lui-même. Considéré comme le restaurateur de cette école, il écrivit des commentaires sur les œuvres majeures de Tiantai, contribuant ainsi à une clarification de ses enseignements. Ses œuvres principales sont Annotations sur le Sens profond du Sūtra du Lotus, Annotations sur le Commentaire textuel du Sūtra du Lotus et Annotations sur La Grande Concentration et Pénétration.

Mihirakula (d.i.) Roi de l’ancien royaume de Cheka, en Inde. Il se retourna contre le bouddhisme et bannit les moines bouddhistes. Il tenta par la suite de conquérir le Magadha mais fut capturé par le roi bouddhiste Baladitya. Relâché grâce à l’intervention bienveillante de la mère de Baladitya, Mihirakula s’enfuit alors au Cachemire, dont il tua le roi par la suite. Puis il attaqua le Gandhara, détruisant temples et stupas et tuant la moitié des gens du fait qu’ils étaient bouddhistes. Il mourut la même année, tombant dans l’Enfer aux souffrances incessantes.

Minamoto no Yoritomo (1147-1199) Premier shōgun du gouvernement de Kamakura. Il établit une administration d’État gérée par la classe des guerriers. Avec lui, le pouvoir au Japon passa de fait de la Cour impériale de Kyōto à Kamakura.

Mirakutsu Également appelé Dammira. Roi du Cachemire, dans le nord de l’Inde, qui fit détruire les temples bouddhiques et les stupas dans son royaume. Il tua de nombreux moines, notamment Aryasimha, dernier des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Le nom Mirakutsu correspond à la prononciation japonaise du nom chinois. On ignore son nom sanskrit.

Modèle de la roue à mille rayons Ou marques de la roue à mille rayons. Un des trente-deux signes principaux d’un bouddha. Ces marques figurent sur la plante de chaque pied.

Moine séculier (jp. nyūdō) Croyant bouddhiste qui a pris la tonsure en tant que moine, tout en continuant à mener une vie de laïc dans la société. Au Japon, à partir de l’époque Heian (794-1185), on distingua les moines séculiers et ceux qui renonçaient formellement au monde séculier pour vivre dans des temples. Le terme « moine séculier » est une traduction du terme japonais nyūdō signifiant littéralement « qui entre sur la Voie », ou « qui entre sur la Voie du Bouddha ».

Monde de la forme Deuxième du monde des trois plans, situé au-dessus du monde du désir. Les êtres dans ce monde ont des corps physiques, sont sujets à certaines restrictions matérielles, mais n’ont pas de désir et se nourrissent de lumière. Le monde de la forme est composé des quatre cieux de la méditation et peut être aussi sous-divisé en dix-huit cieux (seize ou dix-sept selon d’autres versions).

Monde des trois plans Le monde des êtres ignorants qui transmigrent au sein des six voies de l’existence. Voir aussi Monde du désir, Monde de la forme et Monde sans forme.

Monde du désir Premier du monde des trois plans. On l’appelle ainsi car ses habitants sont régis par divers désirs, notamment le désir sexuel et le désir de nourriture. Le monde du désir comprend les quatre voies mauvaises de l’existence (mondes de l’enfer, des esprits affamés, des animaux et des asura), les quatre continents (monde des êtres humains) entourant le mont Sumeru, et les six cieux (monde des êtres célestes) du monde du désir. Dans le sixième, ou le plus élevé, de ces six cieux, réside le roi-démon du sixième ciel qui a le puissant désir de contrôler les autres êtres et de les empêcher d’atteindre l’illumination.

Monde Pureté-du-Trésor Terre où réside le bouddha Maints-Trésors.

Monde saha Ce monde empli de souffrances qui est le nôtre. Dans la version chinoise des écrits bouddhiques, le mot sanskrit saha se traduit par « endurance ». Le terme « monde saha » suggère que ses habitants doivent endurer des souffrances. On le considère aussi comme une terre impure, par contraste avec une terre pure. Le monde saha est celui où le bouddha Shakyamuni apparaît et instruit les êtres vivants, tout en endurant diverses épreuves. Selon certains écrits bouddhiques, notamment le Sūtra du Lotus, le monde saha peut être transformé en Terre de la lumière éternellement paisible ; on peut dire aussi que le monde saha est en soi la Terre de la lumière éternellement paisible.

Monde sans forme Troisième du monde des trois plans. Le monde sans forme est un domaine au-delà de la forme et de la matière, un domaine purement spirituel. Ce monde comprend quatre domaines qui sont, suivant un ordre qualitatif ascendant : le domaine de l’espace vide illimité ; le domaine de la conscience illimitée ; le domaine de la vacuité ; et le domaine où il n’y a ni pensée ni absence de pensée. Quant à la durée de la vie des êtres évoluant dans ce monde, elle est de vingt mille kalpa dans le premier domaine, de quarante mille dans le deuxième, de soixante mille dans le troisième et de quatre-vingt mille dans le quatrième. Ceux qui résident dans ces domaines ne sont pas pour autant libérés du cycle des naissances et des morts.

Monde Sumeru Monde dont le mont Sumeru est le centre. Selon l’ancienne vision du monde indien, un monde Sumeru est composé d’un mont Sumeru, des mers et des chaînes de montagne qui l’entourent, de quatre continents, d’un soleil et d’une lune. Le mont Sumeru est situé au centre du monde et entouré de façon concentrique par huit chaînes de montagne et huit mers. Dans la mer extérieure s’étendent quatre continents. Un soleil et une lune tournent autour du mont Sumeru. Selon l’ancienne cosmologie indienne, l’univers était composé d’innombrables mondes Sumeru.

Monde Trésor-du-Lotus Terre pure décrite dans le Sūtra de la Guirlande de fleurs, où vivait, disait-on, le bouddha Vairochana.

Mononobe no Moriya (?-587) Haut dignitaire de la Cour qui s’opposa au bouddhisme et lutta contre Soga no Umako, un autre haut dignitaire qui, lui, soutenait le bouddhisme.

Mononobe no Okoshi (d.i.) Haut dignitaire de la Cour sous le règne de l’empereur Kimmei (509-571). Il critiqua son rival à la Cour, Ōtomo no Kanamura, lui aussi membre d’une famille influente, pour sa gestion des affaires coréennes, et il renversa toute la famille Ōtomo. Par la suite, dans le débat portant sur la présence du bouddhisme au Japon, il s’opposa à Soga no Iname, autre ministre important de la Cour, favorable, lui, au maintien du bouddhisme. Il eut pour fils Mononobe no Moriya.

Mont Dandaka On situait cette montagne dans la région du Gandhara, en Inde (région aujourd’hui comprise entre le Pakistan et l’Afghanistan et non plus en Inde). C’est là que Shakyamuni aurait pratiqué ses austérités après avoir renoncé au monde. C’est aussi là où, selon le Sūtra des récits des naissances successives concernant la pratique des six paramita, le prince Sudana, qui était Shakyamuni dans une vie précédente, se retira et pratiqua les austérités.

Mont Hiei Montagne du Japon où se trouve l’Enryaku-ji, temple principal de l’école Tendai. Dans les écrits de Nichiren, elle sert souvent à désigner l’Enryaku-ji lui-même. Après la mort de son fondateur, Dengyō, l’école Tendai fut fortement influencée par les enseignements ésotériques de l’école Shingon.

Mont Malaya Montagne du sud de l’Inde, célèbre pour ses arbres de santal.

Mont Otokoyama Montagne située au sud de Kyōto, accueillant le sanctuaire Iwashimizu Hachiman.

Mont Tiantai Montagne située dans la province de Chekiang, en Chine, ayant accueilli le Grand Maître Tiantai et l’école Tiantai.

Montagne claire et froide Lieu où vivait Manjusri, selon le Sūtra de la Guirlande de fleurs. « Clair et froid » est la traduction de Qingliang en chinois. Plus tard, on l’associa au mont Qingliang, en Chine, également connu sous le nom de mont Wutai.

Montagnes du Kunlun Chaîne de montagnes située à l’ouest de la Chine. Les montagnes du Kunlun couvrent une région comprise entre le Pamir, à l’ouest, et la partie occidentale du Qinghai, à l’est, et entre le bassin de Tarim, au nord, et le plateau du Tibet, au sud. On disait que les montagnes du Kunlun regorgeaient de pierres précieuses et de joyaux.

Montagnes Neigeuses Dans les écrits bouddhiques, ce nom désigne souvent la chaîne de l’Himalaya. Les montagnes Neigeuses décrites dans le Trésor de l’analyse de l’Abhidharma étaient censées se trouver dans la partie nord du Jambudvipa. Au nord des montagnes Neigeuses s’étendait le lac Anavatapta, d’où partaient quatre rivières irrigant l’ensemble du continent du Jambudvipa.

Mont-calme-et-brillant Autre nom du mont Sumeru. Le mot sanskrit Sumeru fut traduit en chinois par « calme et brillant » ou « d’un éclat merveilleux ».

Moriya Voir Mononobe no Moriya.

Mudra (skt.) Signes et gestes effectués avec les mains et les doigts, symbolisant l’illumination et les vœux des bouddhas et des bodhisattvas. Les mudra sont employés dans l’école ésotérique Shingon, comme un moyen de s’unir au bouddha Mahavairochana.

Mudra de la Sagesse Mudra effectué par l’Ainsi-Venu Mahavairochana du Plan du diamant. Le mudra de la sagesse est une figure où le premier doigt de la main gauche, pointé vers le haut, est serré dans la main droite fermée. Ce mudra est censé éradiquer les illusions et permettre d’acquérir la sagesse.

Munemori (1147-1185) Taira no Munemori. Dernier dirigeant du clan Taira. Sous la pression du clan rival, le clan Minamoto, Munemori s’enfuit à l’ouest de la capitale, Kyōto, avec l’empereur Antoku. Mais les forces des Taira furent finalement vaincues lors de la bataille navale de Danno’ura. Munemori se jeta à la mer, mais il fut capturé puis décapité.

Myōhō-renge-kyō (jp.) 1) Loi merveilleuse ou Nam-myōhō-renge-kyō. 2) Le Sūtra du Lotus de la Loi merveilleuse, traduction chinoise du Sūtra du Lotus faite par Kumarajiva. Myōhō-renge-kyō est la prononciation japonaise du titre chinois.

Myōun (1115-1183) Cinquante-cinquième, puis cinquante-septième grand patriarche de l’Enryaku-ji, temple principal de l’école Tendai au Japon.

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