Soka Gakkai Bibliothèque du bouddhisme de Nichiren

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Kakinomoto no Hitomaro Un des poètes japonais les plus remarquables. Il est présenté dans le Recueil des dix mille feuilles (jp. Man’yō shū), la plus ancienne anthologie de poèmes japonais. Le meilleur de son œuvre date des années 685-705.

Kakuban Voir Shōgaku-bō.

Kalakula (skt.) Insecte imaginaire dont le corps était censé se gonfler rapidement par vent fort.

Kali Roi cité dans un récit sur l’une des vies antérieures du bouddha Shakyamuni. Alors qu’un ermite, manifestation antérieure de Shakyamuni, accomplissait la pratique de l’endurance, le roi Kali désira tester la profondeur de sa pratique. Il coupa alors les mains, les pieds, les oreilles et le nez de l’ermite. Voyant que ce dernier demeurait imperturbable, il fut saisi d’admiration et se repentit profondément de son action, invitant fréquemment l’ermite dans son palais pour lui remettre des offrandes.

Kalodayin Disciple du bouddha Shakyamuni. Sujet de Shakyamuni quand il était prince. Par la suite, Kalodayin renonce à la vie séculière et devient disciple du Bouddha. Il aurait souvent enfreint les préceptes. Mais il atteint néanmoins l’illumination et convertit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf familles à Shravasti. Selon les Dix sortes de règles monastiques, Kalodayin reçut une offrande d’une femme alors qu’il faisait l’aumône à Shravasti. Jaloux, l’époux de cette dernière tua Kalodayin et lui plongea la tête dans du crottin de cheval.

Kalpa (skt.) Période de temps extrêmement longue. Sūtras et traités diffèrent dans leurs définitions, mais les kalpa se partagent principalement en kalpa mesurables et kalpa incommensurables. Les kalpa mesurables sont de trois sortes : petit, moyen et majeur. Un petit kalpa correspond à environ seize millions d’années. D’après la cosmologie bouddhique, un monde passe constamment par quatre étapes : formation, stabilité, déclin et destruction. Chacune de ces quatre étapes dure vingt petits kalpa, ce qui correspond à un kalpa moyen. Enfin, un cycle complet constitue un kalpa majeur.

Kalpa de déclin Période correspondant à la troisième des quatre étapes d’un cycle complet d’un monde.

Kalpa de décroissance Voir Kalpa de stabilité.

Kalpa de formation Période de formation d’un monde, où apparaissent les êtres vivants ; Voir Kalpa.

Kalpa de particules de poussière de systèmes de mondes majeurs (jp. sanzen jintengō) Période de temps immensément longue décrite dans le chapitre “La parabole de la cité illusoire” du Sūtra du Lotus pour indiquer le temps écoulé depuis que Shakyamuni a enseigné ce Sūtra à ses disciples auditeurs, en tant que seizième fils du bouddha Excellence-Sagesse-Grandes-Universelles.

Kalpa de sagesse Le kalpa majeur actuel où mille bouddhas de grande sagesse, notamment Shakyamuni, apparaissent pour sauver les êtres vivants.

Kalpa de stabilité Période correspondant à la deuxième des quatre étapes d’un cycle complet : formation, stabilité, déclin et destruction. Dans ce kalpa, un monde et ses habitants poursuivent leur existence. On dit que la durée de vie des êtres humains y répète un cycle de changement, diminuant d’un an tous les cent ans jusqu’à atteindre dix ans, puis augmentant d’un an tous les cent ans jusqu’à parvenir à quatre-vingt mille ans. Ensuite, elle régresse de nouveau selon le même rythme jusqu’à dix ans, etc. On appelle kalpa de croissance une période où la durée de la vie humaine s’allonge et kalpa de décroissance une période où elle diminue.

Kalpa et des kalpa de particules de poussière d’innombrables systèmes de mondes majeurs (jp. gohyaku jintengō) Période de temps extrêmement longue décrite dans le chapitre “La durée de la vie de l’Ainsi-Venu” du Sūtra du Lotus pour indiquer le temps écoulé depuis que Shakyamuni atteignit déjà l’illumination originelle. Ce concept diffère de celui de « kalpa de particules de poussière de systèmes de mondes majeurs » car, dans ce dernier cas, le kalpa correspond au temps nécessaire pour réduire un système de mondes majeurs en particules de poussière, comme l’explique le chapitre “La parabole de la cité illusoire” du Sūtra du Lotus. En revanche, quand il est question de « kalpa et de kalpa de particules de poussière d’innombrables systèmes de mondes majeurs », la durée ainsi exprimée correspond au temps nécessaire pour réduire d’innombrables systèmes de mondes majeurs en particules de poussière. Autrement dit, dans le chapitre “La durée de la vie de L’Ainsi-Venu”, « des kalpa et des kalpa de particules de poussière d’innombrables systèmes de mondes majeurs » diffèrent des « kalpa de particules de poussière de systèmes de mondes majeurs », dans le sens où les premiers désignent un temps extrêmement lointain et les seconds un passé plus récent.

Kalpa moyen Peut correspondre à deux périodes de temps différentes. 1) Équivaut à l’un des vingt kalpa de l’étape de stabilité (dans le cycle en quatre étapes, formation, stabilité, déclin et destruction). Sa durée équivaudrait alors à quinze millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille années. 2) Le terme « kalpa moyen » peut aussi correspondre intégralement à l’une des quatre étapes précédemment citées. Voir aussi Kalpa de stabilité.

Kanroku (d.i.) (cor. Kwalluk) Moine de l’ancien État de Baekje, qui correspondait à une partie de l’actuelle péninsule coréenne, au VIIe siècle. En 602, il apporta au Japon les enseignements des écoles Sanron et Jōjitsu, ainsi que des œuvres liées aux saisons, à l’astronomie et à la géographie. En 624, la Cour impériale lui remit le titre d’administrateur des moines. C’était la première fois que ce titre était octroyé au Japon.

Kantō Partie orientale du Japon, comprenant notamment l’actuelle Tokyō. Au temps de Nichiren, le siège du pouvoir au Japon était passé de Kyōto à Kamakura, également situé dans le Kantō. Les expressions « Kantō », « le gouvernement du Kantō », « les autorités du Kantō » désignent donc également le gouvernement de Kamakura.

Kapila Figure légendaire, présentée comme le fondateur de l’école Samkhya, une des six écoles majeures du brahmanisme dans l’Inde ancienne.

Kashyapa 1) Bodhisattva à qui Shakyamuni adressa le chapitre “Le bodhisattva Kashyapa” du Sūtra du Nirvana. Dans ce sūtra, il pose trente-six questions à Shakyamuni. 2) Bodhisattva qui se manifesta plus tard comme Laozi (Lao Tseu). 3) Sixième parmi les sept bouddhas du passé, le dernier étant Shakyamuni.

Kashyapa Matanga (d.i.) Ou, plus simplement, Matanga. On considère traditionnellement qu’il est, avec Dharmaraksa (skt.) (ch. Zhu Falan), l’un des deux moines indiens qui a introduit le bouddhisme en Chine. En l’an 67 de notre ère, ils auraient quitté l’Inde pour se rendre à Loyang, en Chine, à la demande de l’empereur Ming de la dynastie des Han postérieurs.

Katsu Peuple toungouze qui régna sur la partie nord-est de la Chine et le nord de la Corée durant les périodes des Sui et des Tang. Selon les cartes anciennes, le « pays à l’est de Tang et à l’ouest de Katsu », décrit par Dengyō dans les Principes remarquables du Sūtra du Lotus, désigne le Japon.

Katyayana Un des dix principaux disciples de Shakyamuni, considéré comme le meilleur dans les débats.

Kenchō-ji Temple principal de la branche Kenchō-ji de l’école Zen Rinzai, situé à Kamakura, au Japon. Un des cinq temples majeurs du Rinzai, à Kamakura. À un moment donné, plus de cinq cents temples lui furent affiliés. Hōjō Tokiyori fit bâtir le Kenchō-ji à Kamakura, en 1253, et invita Dōryū (ch. Daolong), moine de la Chine des Song, à être le premier supérieur des moines de ce temple.

Kennin-ji Temple principal de la branche Kennin-ji de l’école Zen Rinzai, un des cinq temples majeurs de cette école, à Kyōto. Il fut fondé en 1202 par Eisai et bâti par le shōgun Minamoto no Yoriie. Bien que le Kennin-ji ait été le premier temple Zen à Kyōto, les doctrines des écoles Tendai et Shingon y furent également enseignées, sous la pression des écoles plus anciennes. Cependant, en 1265, Dōryū (ch. Daolong), moine de la Chine des Song, s’y installa et le temple fut alors réservé à la pratique du Zen.

Kharadiya Une des sept chaînes de montagne dorées concentriques qui, selon l’ancienne cosmologie indienne, entourent le mont Sumeru.

Kimmei (509-571) Selon le mode de calcul, vingt-neuvième ou trentième empereur du Japon. D’après la tradition, le bouddhisme a été transmis de Corée au Japon sous son règne.

Kiyomori Voir Taira no Kiyomori.

Kōbō (774-835) Également connu sous le nom de Kūkai ou Grand Maître Kōbō. Fondateur de l’école Shingon au Japon. Il se rendit en Chine en 804, où il étudia les rituels et les doctrines ésotériques. Après son retour au Japon en 806, il se consacra à la diffusion de l’enseignement ésotérique et établit un centre bouddhique sur le mont Kōya.

Kōjō (779-858) Disciple de Dengyō qui s’employa à réaliser le rêve de son maître d’établir une estrade d’ordination du Mahayana, sur le mont Hiei. L’école Tendai reçut l’autorisation impériale de construire cette estrade sept jours après la mort de Dengyō, en 822. Par la suite, Kōjō devint le surintendant de l’Enryaku-ji.

Kokalika Membre de la tribu des Shakya et ennemi de Shakyamuni. Sous l’influence de Devadatta, il calomnia les disciples du Bouddha, Shariputra et Maudgalyayana, et l’on dit qu’il tomba vivant en enfer.

Koku (jp.) Unité de volume correspondant à environ cent quatre-vingts litres, ou cinq boisseaux.

Kompon Ou Grand Maître Kompon. Autre nom du Grand Maître Dengyō. Kompon signifie fondamental.

Koti (skt.) Unité numérique de l’Inde ancienne. La valeur du koti fait l’objet de diverses interprétations ; il correspondrait à cent mille, dix millions, etc.

Krita (d.i.) Roi du Cachemire, en Inde, qui s’opposa au bouddhisme. Détrôné par Kanishka, le roi du Gandhara, il retrouva son trône à la mort de celui-ci. Il bannit alors les moines bouddhistes, détruisant le bouddhisme dans cette région. Il fut finalement tué par Himatala, roi de Tukhara et protecteur du bouddhisme.

Kshatriya (skt.) Deuxième des quatre classes ou castes de l’Inde ancienne, juste au-dessous de la classe des prêtres ou brahmanes. Nobles et guerriers, les membres de cette caste régissaient les affaires séculières.

Kui-ji Voir Cien.

Kūkai Voir Kōbō.

Kukkutapada Ou mont Gurupadaka. Montagne du royaume du Magadha, connue pour être le lieu où mourut Mahakashyapa.

Kumarajiva (344-413) Éminent érudit qui traduisit bon nombre d’écrits bouddhiques en chinois. En 401, il se rendit à Zhangan et se consacra à la traduction des écrits bouddhiques. Sa traduction du Sūtra du Lotus est devenue la version la plus largement répandue en Chine et au Japon. C’est sur cette traduction, intitulée Myōhō-renge-kyō en japonais, que s’est appuyé Nichiren pour élucider les enseignements du bouddha Shakyamuni.

Kumarayana (d.i.) Père de Kumarajiva et fils d’un important ministre d’un royaume de l’Inde ancienne, au IVe siècle. Il renonça à sa position pour entrer dans la Communauté bouddhiste. Il quitta l’Inde et traversa les montagnes du Pamir au nord, en allant vers la Chine. Au pays de Kucha, il fut accueilli officiellement par le roi, qui lui offrit la main de sa sœur, Jivaka. Ils se marièrent et appelèrent leur fils Kumarajiva, en combinant leurs noms. Selon la légende, quand Kumarayana quitta l’Inde, il emporta avec lui une statue du bouddha Shakyamuni. On dit que le jour il portait la statue et que, la nuit, c’est la statue qui le portait.

Kumbhanda (skt.) Classe de démons, présentés comme les serviteurs de Croissance-et-Développement, l’un des quatre rois célestes.

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